Affaire Vincent Lambert: L'audience cruciale est reportée
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Affaire Vincent LambertL'audience cruciale est reportée

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) devait valider ou non la procédure d'arrêt des soins du tétraplégique de 42 ans le 19 décembre.

C'est le dépôt d'une requête, par un avocat des parents du patient, devant la cour administrative d'appel de Nancy, qui «impacte le cours de la procédure», a expliqué le tribunal administratif, en annonçant que l'audience cruciale qui devait déterminer si oui ou non les soins devaient s'arrêter pour Vincent Lambert, en état végétatif depuis 10 ans, était reportée «à une date ultérieure».

Fermement opposés à l'arrêt des traitements de leur fils, les parents Lambert demandent ainsi le renvoi de l'affaire devant une autre juridiction pour «suspicion légitime», remettant en cause le bien-fondé du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne à se prononcer de manière impartiale sur l'affaire.

Cette énième requête, légale mais peu commune, a été déposée par le 6 décembre, moins de deux semaines avant une audience qui était attendue comme cruciale sur le sort de Vincent Lambert, tétraplégique de 42 ans, hospitalisé au CHU de Reims depuis 2008.

Pas d'obstination déraisonnable

Elle intervient après la remise d'un rapport datant du 18 novembre, réalisé par trois experts mandatés par la justice, qui a conclu à un «état végétatif chronique irréversible» de ce père de famille victime d'un accident de voiture.

Son état de santé se traduit par «la limitation extrême ou totale de ses capacités d'accès à la conscience, de communication, de motricité, d'expression de sa personnalité, l'altération irréversible de son image, lui portent atteinte à un point qui n'est pas acceptable par lui-même et par son épouse et tutrice» Rachel Lambert, ont-ils estimé.

Ils n'ont toutefois pas conclu à une «obstination déraisonnable», clé de voûte de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie.

De requêtes en référés, du tribunal administratif jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme, les membres de la famille du patient se livrent une bataille judiciaire depuis cinq ans. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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