11-Septembre: L'audience des accusés suspendue
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11-SeptembreL'audience des accusés suspendue

Une audience préliminaire des cinq accusés des attentats du 11-Septembre n'a duré qu'une heure lundi et a été suspendue jusqu'à mardi.

Les cinq accusés risquent la peine de mort

Les cinq accusés risquent la peine de mort

Les avocats de la défense se sont plaints de ne pouvoir s'entretenir confidentiellement avec leurs clients en raison de l'extrême sensibilité des micros dans la salle. «La confidentialité de nos communications est en jeu ici», a plaidé David Nevin, avocat du cerveau autoproclamé du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed. Il a assuré avoir de bonnes raisons de croire que ses échanges avec son client étaient écoutés à la fois dans la salle du tribunal, via le circuit des micros, même lorsque les conversations sont en aparté, et lors de ses visites en prison.

Pour apaiser les craintes des avocats, le procureur en chef, le général Mark Martins, a proposé dans un premier temps que les micros de la salle d'audience soient modifiés et que le bouton permettant de couper le son soit remplacé par un bouton sur lequel il faut appuyer pour que le micro fonctionne. Le juge a ordonné que cette modification technique soit réalisée pour mardi matin.

Débat en partie censuré

Le 28 janvier à Guantanamo, le juge militaire avait révélé qu'une agence du renseignement du gouvernement écoutait à son insu les débats et en avait censuré une portion qu'elle jugeait sensible.

A Guantanamo, les échanges sont diffusés avec un différé de 40 secondes dans la salle de presse et dans la galerie où se trouvent, derrière une épaisse paroi vitrée, les journalistes, les organisations de défense des droits de l'homme et les familles des victimes.

Ce différé permet à un officier de sécurité de censurer des informations classifiées mais ce que ni la presse, ni même le juge lui même ne savaient jusqu'alors, c'est que le gouvernement lui-même avait cette possibilité.

Depuis ce coup de théâtre, les avocats de la défense affirment que leurs conversations confidentielles sont aussi écoutées. «Si quelqu'un a la capacité d'interrompre la diffusion (...) cela soulève la crainte que nos communications soient écoutées», a plaidé Me Nevin.

Peine capitale

Les cinq accusés, de nationalité pakistanaise, yéménite ou saoudienne, sont considérés comme ayant fait partie des organisateurs des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près 3000 morts aux Etats-Unis. Ils sont passibles de la peine de mort.

Tous ont été détenus au secret par la CIA entre leur capture, en 2002 et 2003, et leur transfert en 2006 vers la prison militaire établie sur la base navale américaine de Guantanamo, à la pointe est de Cuba.

Tous disent avoir été torturés et la CIA a elle-même reconnu avoir soumis Khalid Sheikh Mohamed à la technique dite du «waterboarding», une simulation de noyade, à 183 reprises. (ats)

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