Prothèses mammaires : L'Australie enquête sur les implants PIP
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Prothèses mammaires L'Australie enquête sur les implants PIP

Les implants mammaires PIP n'ont pas fini de faire parler d'eux. Après la France et d'autres pays, l'Australie enquête sur ces prothèses dangereuses.

L'autorité de sûreté médicale australienne a ouvert une enquête sur les risques liés aux implants fabriqués par la société française PIP. Quelque 4500 femmes ont eu recours à ces implants en Australie.

La Therapeutic Goods Administration (TGA) donne son agrément et contrôle les produits à caractère sanitaire. Elle a expliqué mercredi vouloir rencontrer des experts pour évaluer les risques encourus par les porteuses d'implants mammaires.

Environ 300'000 femmes dans le monde portent des implants PIP. Cette société française a été mise en faillite en 2010 quand une enquête a révélé qu'elle utilisait du silicone bon marché et non autorisé dans certains de ses produits.

En France, 20 cas de cancers ont été signalés chez des porteuses d'implants PIP, sans qu'un lien de causalité soit établi entre cancer et prothèses PIP. Le gouvernement recommande toutefois aux 30'000 femmes concernées en France de se faire retirer ces implants.

L'Institut helvétique des produits thérapeutiques Swissmedic ne recommande pas le retrait préventif des prothèses mammaires PIP. Au moins 280 femmes sont porteuses de ce types d'implants en Suisse.

(ats)

Les Britanniques enquêtent

Le secrétaire d'Etat britannique à la Santé a demandé mercredi aux cliniques privées des informations sur les ruptures des implants mammaires français PIP, d'ici à la fin de la semaine.

Andrew Lansley a expliqué sur la BBC que les responsables de la santé ne disposaient pas de données fiables sur le nombre de ruptures de prothèses chez les patientes britanniques. Il compte évaluer le taux de rupture des implants PIP comparé à celui des autres implants.

Au moins 20 cas de cancer ont été recensés jusqu'à présent en France chez des femmes porteuses d'implants mammaires présumés défectueux de la société PIP, selon le dernier bilan de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Au 28 décembre dernier, 1143 ruptures d'implant, 495 réactions inflammatoires et 672 explantations préventives avaient été signalées chez des patientes porteuses de ces prothèses, selon la dernière synthèse publiée par l'Afssaps. /ap

Plainte de 200 Vénézuéliennes devant un tribunal vendredi

Environ 200 Vénézuéliennes porteuses de prothèses mammaires françaises PIP intenteront dès vendredi une action en justice pour réclamer à l'entreprise le remboursement des frais de changement de prothèses, a annoncé marcredi leur avocat à l'AFP.

«Nous allons saisir un tribunal civil avec une première vague de plaintes qui invoqueront les droits constitutionnels à la santé et à la vie», a indiqué Me Gilberto Andrea.

Les plaignantes, qui se sont organisées via le réseau social Facebook --et qui étaient à l'origine une centaine-- veulent qu'un juge ordonne le retrait des prothèses et leur remplacement aux frais de l'entreprise française et ses distributeurs au Venezuela.

Les plaignantes sont «inquiètes» et certaines «présentent des troubles» qui pourraient être provoqués par les prothèses, a assuré l'avocat.

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