Aide sociale à Zurich: L'autorité de contrôle maintenue mais limitée dans ses tâches
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Aide sociale à ZurichL'autorité de contrôle maintenue mais limitée dans ses tâches

La réforme de l'aide sociale à Zurich se transforme en retouches discrètes.

L'autorité se contrôle de l'institution ne sera sans doute pas supprimée. Seule une partie de ses tâches devrait finalement ne pas être transférée à la municipalité, contrairement au projet initial présenté en janvier.

L'exécutif de la ville et l'autorité de surveillance de l'aide sociale se sont mis d'accord après avoir proposé au début de l'année des projets de réforme opposés. La mise en consultation des deux variantes n'a en effet pas permis de dégager de majorité claire en faveur d'un des deux projets, a annoncé la municipalité vendredi aux médias.

A l'origine, l'exécutif de la ville voulait supprimer l'autorité de contrôle, composée de membres des différents partis politiques, et intégrer ses tâches au sein de la direction des affaires sociales. L'autorité proposait elle notamment son propre maintien, une réduction du nombre de ses membres et une professionalisation de ses structures.

Contrôle concret par la ville

Selon le projet final adopté mercredi par la municipalité, l'autorité de surveillance de l'aide sociale sera maintenue mais ne se prononcera plus que sur des cas d'exception. L'essentiel de son travail consistera à fixer les normes et la stratégie du contrôle.

Réduite de 15 à 9 membres, elle deviendra en outre une instance de recours contre les décisions des services sociaux. Et le directeur des affaires sociales Martin Waser (PS) en gardera la présidence afin de garder la responsabilité politique du dossier.

Le contrôle concret par les inspecteurs de l'aide sociale sera lui délégué aux services sociaux eux-mêmes. Le dicastère de Martin Waser reprendra aussi le service juridique de l'autorité de surveillance.

Dossier explosif

Si le législatif communal adopte la réforme avant l'été, celle-ci sera soumise aux citoyens de la ville le 29 novembre. En cas de «oui», elle entrera en vigueur au printemps 2010.

L'aide sociale à Zurich a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années en raison d'abus répétés commis par certains bénéficiaires. Plusieurs enquêtes ont conclu à des faiblesses dans le système même de l'aide sociale zurichoise. Fortement critiquée pour sa gestion du dossier, l'ancienne cheffe des affaires sociales Monika Stocker (Verts) a démissionné il y a un an.

(ats)

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