Zermatt (VS): «L'avalanche est passée sur la pointe de nos skis»

Actualisé

Zermatt (VS)«L'avalanche est passée sur la pointe de nos skis»

Des skieurs se trouvaient sur une piste noire de Zermatt (VS), jeudi, quand ils ont été surpris de voir descendre une avalanche devant leurs lattes. Le secteur avait déjà été fermé en raison des risques.

par
Catherine Bex

«Si nous n'avions pas eu le réflexe de nous reculer, nous aurions été dessous!» Jeudi, vers 11 heures, une avalanche de quelque 50 mètres sur 50 est survenue à Zermatt (VS). Les blocs de neige ont fini leur course sur la piste noire qui relie Schwarzsee à Furi. Sans faire de victimes. Mais non sans faire peur à des skieurs présents au moment des faits. «L'avalanche est passée sur la pointe de nos skis», se souvient un vacancier valaisan.

L'homme descendait en compagnie de proches, quand ils se sont tous arrêtés pour une pause. C'est à ce moment-là que l'avalanche s'est déclenchée et les a évités de peu. «Il y avait du vent en altitude, les gens redescendaient. Il y avait beaucoup de monde sur la piste», se souvient ce lecteur reporter. Une dizaine de secouristes ont été dépêchés sur place, avec des chiens et un hélicoptère. Par chance, personne n'a été enseveli ou blessé. «Les gens ont dû franchir l'avalanche à pied.»

Fermer ou ne pas fermer

Depuis plusieurs jours, cette piste noire est interdite à partir de 12 heures en raison des risques d'avalanche. Pourquoi alors ne pas l'avoir fermée avant? «C'est le responsable des pistes qui décide», explique Bruno Jelk, chef de la colonne de secours de Zermatt, qui est intervenu ce jeudi. «Il est toujours difficile de savoir l'heure précise à laquelle il faut fermer. Ce n'est pas à la minute. On peut parfois se tromper d'une demi-heure.» Et de préciser: «Il faisait très chaud, ce jeudi. C'est aussi un secteur dangereux, souvent miné.»

«Cela aurait pu être une vraie catastrophe», déplore pour sa part le skieur valaisan, qui se dit «un peu choqué» après les faits. «Cela aurait pu être grave.» Mais Bruno Jelk rappelle que le risque zéro n'existe pas. «On est en montagne, dans la nature.»

Jeudi, le danger d'avalanche était de deux le matin et de trois l'après-midi, en raison des températures élevées. La neige devrait être déblayée durant la nuit pour permettre ou non une réouverture du secteur, vendredi, selon l'appréciation du responsable des pistes.

Ton opinion