L'avenir de certains trains régionaux est menacé
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L'avenir de certains trains régionaux est menacé

VAUD – Des ouvrages centenaires n'ont jamais été rénovés. Il y a urgence de faire des travaux de fond.

«Il y a un gros besoin financier pour les chemins de fer des Alpes. Nous sommes face à une situation limite. Si elle perdurait, nous devrions fermer des lignes», a révélé le conseiller d'Etat François Marthaler. Il a annoncé hier devant la presse un plan d'investissement sur quatre ans de plus de 82 millions de francs. Une somme qui complète la part de la Confédération (44,1 millions) et des entreprises (43,8 millions).

Objectif? Rénover des équipements vétustes, comme des tunnels, des voies ou encore des gares. Un exemple édifiant livré par Vincent Krayenbühl, chef du Service cantonal de la mobilité: «Certains ouvrages centenaires, comme le viaduc de Gstaad, sur la ligne du MOB (Montreux-Oberland bernois), n'ont jamais été rénovés.» Le MOB se taille d'ailleurs la part du lion avec plus d'un tiers (36%) du montant. Son directeur, Richard Kummrow, prévoit 120 projets. Et si le Grand Conseil n'accorde pas autant d'argent que l'Etat le prévoit, il craint de devoir fermer la ligne d'ici à quelques années. Même besoin pour la ligne Aigle-Le Sepey-Les Diablerets (ASD), souvent menacée par des éboulements. Preuve de l'essoufflement technique? Pour éviter des pannes, le train est parfois contraint de réduire sa vitesse durant l'été, des lignes de contact n'étant plus assez résistantes à la chaleur.

Les autres priorités de l'Etat, le RER vaudois et l'augmentation des cadences, ne sont pas comprises dans l'enveloppe.

Sophie Roselli

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