Votation: L'avenir des Fêtes de Genève se joue le 4 mars
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VotationL'avenir des Fêtes de Genève se joue le 4 mars

Une initiative veut des fêtes plus modestes, destinées avant tout aux Genevois. Les habitants de la Cité de Calvin sont appelés aux urnes début mars.

L'initiative «Pour des Fêtes de Genève plus courtes et conviviales» est soutenue uniquement par la formation Ensemble à gauche.

L'initiative «Pour des Fêtes de Genève plus courtes et conviviales» est soutenue uniquement par la formation Ensemble à gauche.

Keystone/archive/photo d'illustration

Les habitants de la Ville de Genève décideront le 4 mars prochain du sort des Fêtes de Genève. Ils voteront sur la durée de la manifestation estivale. Une initiative exige une semaine maximum. Un contre-projet défend, lui, des festivités étalées sur 11 jours.

L'initiative «Pour des Fêtes de Genève plus courtes et plus conviviales» est née de l'agacement de plusieurs citoyens devant le gigantisme pris ces dernières années par la manifestation et les désagréments ainsi que les nuisances qu'elle cause aux personnes habitant le pourtour de la rade.

Selon le comité d'initiative, l'impact des Fêtes de Genève sur le site de la rade dure quasiment trois mois, du montage des installations, mi-juillet, à la fin de la remise en état des pelouses, vers la mi-octobre. Les initiants défendent des fêtes plus modestes, destinées avant tout aux Genevois.

Trop courtes pour être rentables

Les adversaires de cette vision au Conseil municipal de la Ville de Genève ont élaboré un contre-projet. Ils estiment que réduire les fêtes à une semaine mettrait en péril l'autofinancement de la manifestation et, dans la foulée, sa pérennité. Ils militent pour une fête qui durerait 11 jours, incluant deux week-ends.

Le contre-projet ne prévoit par ailleurs pas, contrairement à l'initiative, de reléguer de nombreuses attractions foraines sur la plaine de Plainpalais. Un tel déménagement conduirait à l'éclatement des fêtes «et très probablement à une baisse des recettes pour l'organisateur de la manifestation».

Ce débat sur la durée des Fêtes de Genève se tient alors que la manifestation est en pleine zone de turbulences. En 2017, elle a essuyé un déficit d'environ 3,2 millions de francs, obligeant son organisateur, la Fondation Genève Tourisme et Congrès, à puiser dans ses réserves. L'édition 2018 est même en danger.

L'initiative «Pour des Fêtes de Genève plus courtes et conviviales» est soutenue uniquement par la formation Ensemble à gauche. Les autres partis s'y opposent. Le contre-projet, pour sa part, est défendu par les socialistes, le MCG, l'UDC et le PDC. Le PLR et les Verts recommandent aux électeurs de la Ville de le rejeter.

Votation sur le budget 2017

Les habitants de la Ville de Genève devront aussi se prononcer sur des coupes d'environ 2,5 millions de francs dans le budget 2017 de la municipalité. Initialement, la votation aurait dû avoir lieu en septembre, mais une brochure explicative faisant la part trop belle aux référendaires a tout chamboulé.

La justice a annulé le scrutin peu avant sa tenue. L'affaire a eu des répercussions politiques: le conseiller administratif d'Ensemble à gauche, Rémy Pagani, considéré comme l'auteur de la brochure de votation controversée, s'est vu infliger une amende par le Conseil d'Etat pour violations de ses devoirs de fonction.

Les coupes budgétaires sont contestées par les socialistes, les Verts et Ensemble à gauche. Le PLR, le PDC, le MCG et l'UDC se trouvent dans l'autre camp. Le PLR a décidé de ne pas faire campagne sur le sujet, considérant qu'une votation portant sur le budget municipal de 2017 est «obsolète» par essence. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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