« "L'aventure", c'est un peu ce que je vis depuis des années »
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« "L'aventure", c'est un peu ce que je vis depuis des années »

Le Français Ben Ricour fait partie de cette nouvelle génération de chanteurs à textes. Son premier album connaît un beau succès dans l'hexagone. Son style folk-rock et son visage de tombeur ont conquis dimanche, au Club Tent, le cœur des Suissesses. Interview d'un auteur prometteur.

Comment a commencé l'aventure musicale ?

J'ai commencé la musique à l'âge de 12 ans. J'ai joué ensuite dans des groupes au collège. J'avais un style assez punk, rock, puis j'ai trouvé un chemin dans la pop, dans le reggae, dans la musique électronique. Mais j'avais toujours une guitare acoustique avec laquelle j'écrivais des chansons plus personnelles, plus intimistes.

« L'aventure », c'est le titre de votre premier album. Quelle aventure ?

C'est un peu ce je vis depuis pas mal d'années. Et l'aventure continue à chaque fois. Quand on est dans ce métier-là, on vit sur la route. On remet toujours son titre en jeu à chaque concert. C'est un enjeu.

On a l'impression que vous vous êtes stabilisé dans le style folk-rock.

On peut me retrouver dans d'autres styles. Mais toutes ces musiques-là m'influencent encore maintenant. Je me nourris de ce que j'ai vécu. Je n'arrête pas d'apprendre. Ce qui m'intéresse : ne pas avoir d'étiquette.

Quelle est la part autobiographique dans vos textes ?

Si je racontais mon aventure de manière énergique ou électrique, l'album aurait été plus violent. Là, j'ai voulu faire un album qui ne raconte pas ma vie, mais beaucoup des vérités, des choses essentielles. Je parle du soleil, de la nature, du temps qui passe, de l'amitié, de l'amour… ce qui est nouveau pour moi.

Pourquoi ?

Parce que je le connais, avec mon enfant.

Vous vous êtes donc assagi ?

Faussement. J'ai pris de la maturité. J'ai appris à canaliser mon énergie. Mais j'ai encore plein de choses à apprendre. Sur scène, il y a toujours de l'électricité présente. Ce sont de fausses chansons calmes.

Jouer à pieds nus sur scène, c'est original. Comment vous est venue l'idée ?

C'est pour la « percu ». Avec la chaussure, c'est bof. En étant à pieds nus, ça me permet de varier la frappe.

C'est votre premier album, qu'est-ce que l'on peut vous souhaiter pour la suite ?

J'ai une année très chargée en événements, qui étaient des rêves de gosse. Je n'ai pas envie que ce soit un succès trop rapide. Tout se passe lentement, mais c'est du solide. La seule chose qu'on peut me souhaiter, c'est que cela continue comme ça.

Propos recueillis par Sophie Roselli

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