Valais: «L'aviation militaire à Sion après 2017? Pas exclu»

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Valais«L'aviation militaire à Sion après 2017? Pas exclu»

Pour Oskar Freysinger, la réfection de la piste de l'aéroport annoncée par l'armée prouve qu'elle pourrait y rester, malgré le retrait annoncé.

par
Mirko Martino

L'armée investira 5,5 millions de francs pour refaire la piste de l'aéroport de Sion en 2016, a révélé «Le Nouvelliste» jeudi. Ueli Maurer, chef du Département fédéral de la défense (DDPS) avait pourtant annoncé en novembre 2013 un retrait des Forces aériennes de la base sédunoise dès 2017. Cet investissement pourrait donc surprendre.«Ce n'est aucunement un retour en arrière sur cette décision, explique Renato Kalbermatten, porte-parole du DDPS. Nous avons un contrat avec la ville de Sion. Et cela fait partie de nos obligations de remettre la piste en ordre. Le reste n'est que spéculation.»

Mais si du côté de Berne on maintient ce discours, le son de cloche est différent en Valais. Le conseiller d'Etat Oskar Freysinger garde espoir. «L'armée a un contrat jusqu'en 2017, rappelle le chef du département cantonal de la sécurité. Elle aurait très bien pu se défausser de cet engagement d'entretien de la piste. Et cela aurait été difficile pour nous de les y contraindre. C'est un signal qui montre que toutes les portes ne sont pas encore fermée.»

Bernard Karrer, directeur de l'aéroport sédunois, emboîte le pas à l'élu UDC. «Cet investissement n'est pas un cadeau d'adieu pour laisser les lieux propres avant de partir, insiste-t-il. Et puis si l'armée devait s'en aller, ce ne serait pas avant 2020, voire 2022. Si vraiment elle devait le faire. Car rien n'est encore tout à fait officiel.»

Les travaux pour la réfection de la piste entraîneront sa fermeture complète pendant six semaines, du 19 septembre au 28 octobre 2016. Certains exploitants de l'aéroport s'en sont plaints dans les colonnes du quotidien valaisan. Des lamentations qui irritent Oskar Freysinger. «C'est toujours pareil, déplore le conseiller d'Etat. Ceux qui se plaignent maintenant sont les même qui gueuleront dans quelques années quand la piste tombera en miettes.» Un avis que partage Bernard Karrer: «Cela dénote un manque de vision pour l'avenir. De tels travaux se font tous les 30 ans et pérennisent l'existence de l'aéroport de Sion. C'est excellent.»

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