Actualisé 12.07.2011 à 11:52

Procès BCGE

L'avocat de René Curti plaide l'acquittement

Le troisième ex-dirigeant de la BCGE doit, lui aussi, être acquitté. Telle est la conclusion à laquelle son avocat Christian Reiser est arrivé mardi matin devant le Tribunal correctionnel de Genève.

«Non, ce n'est pas un faussaire! Non, ce n'est pas un menteur!», a lancé d'une voix tonitruante Me Reiser en commençant sa plaidoirie. A l'instar des défenseurs de Dominique Ducret, ex- président de la BCGE, et de Marc Fues, ex-directeur, l'avocat de l'ex-directeur adjoint René Curti a décrit un «homme intègre», qui a agi pour «le bien de sa banque.»

M. Curti est un homme transparent, consciencieux, qui n'a pas cherché à cacher quoi que soit à la BCGE ou à la Commission fédérale des banques (CFB), a plaidé son avocat. Et cela avant même la fusion de la Banque hypotécaire de Genève, où il travaillait, avec la Caisse d'épargne, fusion qui a donné naissance à la BCGE en 1994.

«Mission impossible»

Mon client a toujours exposé clairement les risques à sa hiérarchie et à la CFB, en tenant compte des provisions, des réserves latentes et du surplus de fonds propres, a poursuivi Me Reiser. Selon l'avocat, il n'y a rien de criminel dans cette affaire: aucune volonté de tromper autrui, aucun silence, aucune purge de documents.

«Il n'y avait ni pacte ni conspiration, mais une banque qui allait mal et que les prévenus ont tout fait pour sauver», estime donc l'avocat. Pour ce qui est de M. Curti, «la direction lui a confié une mission impossible: redresser la banque.»

La BCGE s'est trouvée au bord de la faillite en 2000. Son sauvetage a coûté 2,3 milliards de francs à la collectivité. Outre les trois ex-dirigeants, deux anciens réviseurs sont accusés de faux dans les titres et de gestions déloyale aggravée. Le procès se poursuit mardi après-midi avec les plaidoiries des avocats des anciens réviseurs. (ats)

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