Actualisé 14.03.2016 à 20:10

InternetL'e-sport sera plus regardé que la Formule 1 en 2020

De plus en plus suivies, les compétitions de jeux vidéo attirent de
gros sponsors comme Nike, Red Bull ou Coca-Cola.

Fin 2015, la finale de «League of Legends» a été suivie par 30 millions de personnes sur le web.

Fin 2015, la finale de «League of Legends» a été suivie par 30 millions de personnes sur le web.

photo: Kein Anbieter

«Dans les cinq prochaines années, regarder ses joueurs favoris disputer une partie de son jeu vidéo préféré est quelque chose que les gens feront comme regarder le Super Bowl» ou des grands événements sportifs, prédit Blizzard Entertainment, l'un des principaux éditeurs de jeux vidéo.

En plein essor, les revenus globaux de l'e-sport atteindront 500 millions de francs en 2016, contre 400 millions en 2015, selon le cabinet Deloitte. D'après une autre étude, le nombre de fans va exploser, de 89 millions en 2014 à 145 en 2017 (+63%). L'e-sport passera ainsi d'une audience comparable à celle du hockey sur glace à celle du football américain sur cette période. Dès 2020, elle doublera même celle de la Formule 1 et ses 400 millions d'aficionados.

«League of Legends», «Starcraft II», «Counter-Strike» ou «Dota 2» sont les jeux les plus populaires de l'e-sport. Et les sponsors ne s'y trompent pas: des géants comme Coca-Cola, Red Bull ou Nike financent ces disciplines, aux côtés des fabricants de matériel informatique et de consoles. «Cela leur permet de toucher les géné­rations Y et Z, c'est-à-dire les 13-35 ans», explique un expert.

Entre 1000 et 1200 joueurs dans le monde vivent de leur activité, grâce aux salaires versés par leur équipe et les prix reçus lors des compétitions, selon un analyste. Et beaucoup complètent ces revenus en diffusant leurs parties sur le web. Onze joueurs ont gagné plus de 1 million de dollars, selon esportsearnings.com.

Le highlight de ce week-end du championnat professionnel de «League of Legends»:

Quelques-unes des meilleures actions de «LoL» en 2015:

Et un best-of de «Starcraft II» en 2015:

(afp)

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