25.07.2018 à 20:56

Fribourg

«L'eau peut monter de 50cm en un quart d'heure»

Sur les bords de la Sarine, deux guides sensibilisent le public aux risques d'une baignade près d'un barrage. Une première.

de
Doreen Enssle

«Lorsque des baigneurs sont bloqués au milieu de la rivière, c'est trop dangereux pour eux de revenir à cause du courant», a rappelé Sophie Gobet, hydroguide à Fribourg, ce mardi. C'est pour éviter ce genre de frayeurs qu'elle arpente les rives de la Sarine, trois jours par semaine.

Pour la première fois, l'entreprise de fourniture en électricité, groupe E, a engagé deux jeunes pour informer les baigneurs des risques qu'ils encourent aux abords du barrage de la Maigrauge, en basse-ville de Fribourg, et du barrage de Rossens, au lac de la Gruyère. «Lorsqu'ils ouvrent les vannes, le niveau de l'eau peut monter jusqu'à 50 centimètres en un quart-d'heure», précise Julia Jungo, étudiante en lettres. Et cela, peu importe la météo, car la demande en énergie n'est pas constante.

Ilot sous les flots

«Il faut éviter de dormir au bord de l'eau, même si c'est très tentant», conseille sa coéquipière, flyer à l'appui. Et, de manière plus générale, surveiller les enfants, et se baigner à un endroit où l'on peut rejoindre la rive à tout moment. Quant aux îlots, ils peuvent vite être submergés, et se transformer en piège.

Le long de la rivière, les zones plus risquées sont indiquées par des signalisations jaunes. «Mais les gens ne lisent pas ces panneaux», regrette Sophie Gobet. En allant à la rencontre du public, en situation, «on fait mieux passer le message», souligne Nathalie Salamin, en charge de la communication du fournisseur d'électricité.

Les deux hydroguides poursuivent leur action tous les week-ends et un jour par semaine, et ce jusqu'au dimanche 2 septembre.

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