Votations du 14 juin: L'écart se resserre entre pro et anti-LRTV
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Votations du 14 juinL'écart se resserre entre pro et anti-LRTV

En l'espace de quelques semaines, le camp des «oui» au diagnostic préimplantatoire a basculé de 37% à 56%. Pas moins de 55% comptent rejeter la révision de la LRTV.

par
J.Büchi/ofu

Les résultats de la troisième vague de notre sondage viennent de tomber. Et depuis notre dernière enquête, réalisée début mai, l'avis de la population au sujet des quatre objets de votations du 14 juin prochain a beaucoup changé.

Le plus grand des changements concerne le diagnostic préimplantatoire. Alors que la majorité des interrogés ont affirmé vouloir glisser un «non» dans l'urne lors des deux premières vagues de notre sondage, 56% des Suisses affirment désormais vouloir accepter la modification de la Constitution. Seuls 37% souhaitent la rejeter et 7% sont encore indécis. Avec respectivement 64% et 58%, les sympathisants du PS et du PDC, des partis encore relativement divisés concernant cet objet, sont eux aussi nombreux a vouloir accepter le texte sur le diagnostic préimplantatoire. En revanche, les sondés proches de l'UDC ne sont que 44% à vouloir accepter le texte.

Disparités régionales

En ce qui concerne la révision de la loi sur la radio et télévision (LRTV), 55% des interrogés souhaitent la rejeter contre 41% qui y sont favorables. Mais par rapport à notre dernier sondage, le camp des «oui» a augmenté de 5%. Doris Leuthard, conseillère fédérale et ministre de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, peut ainsi compter sur le soutient des partisans du PS (62%), des Verts (57%) et du parti évangélique (66%). Les personnes proches de l'UDC (22%), du PLR (34%), du PBD (45%) et des Vert'libéraux (43%) sont bien moins nombreuses à vouloir accepter la révision de la LRTV.

La situation concernant l'initiative sur les bourses d'études a elle aussi passablement changé au fil des dernières semaines. Le camp des «oui» a passé de 47% à 39%. La part des opposants au texte a passé de 37% à 50%. C'est ici que les disparités régionales et linguistiques se font le plus ressentir. Le taux d'acceptation est bien plus élevé en Suisse romande qu'en Suisse alémanique.

Seul le destin de l'initiative «Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS» semble d'ores et déjà scellé. Comme lors des deux premières vagues de notre sondage, le taux d'acceptation est relativement bas. Il se situe actuellement à 29%.

Quelques données sur notre sondage «20 minutes»

Pas moins de 9556 personnes ont participé à la troisième vague de notre sondage sur les prochaines votations fédérales du 14 juin prochain. Les politologues Lucas Leeman et Fabio Wasserfallen de l'Université de Zurich ont pondéré les réponses en fonction de variables démographiques, géographiques et politiques afin de correspondre le plus étroitement possible à la structure de la population suisse.

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