Charles Beer: «L'échec du PS est dû au parti lui-même»
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Charles Beer«L'échec du PS est dû au parti lui-même»

La défaite des socialistes aux élections cantonales vient du parti lui-même, estime le conseiller d'Etat Charles Beer.

Et de pointer du doigt ceux qui, à l'interne du PS, ont remis en cause entre les deux tours la participation du parti au gouvernement.

Ces voix «ont légitimé les critiques de l'extrême gauche et le manque de soutien des syndicats», indique le magistrat dans un entretien à la «Tribune de Genève» qui est paru mardi. Ces membres «ont enclenché la machine à perdre», souligne-t-il. Une manière de procéder qui lui fait penser à la guerre des chefs du Parti socialiste français.

Reconstruire dans l'opposition

Tant le conseiller national Carlo Sommaruga et la conseillère administrative d'Onex Carole-Anne Kast se défendent. Pour le premier, «la priorité devait être de reconstruire le parti dans l'opposition» car il a perdu 40% des suffrages en douze ans et que le gouvernement dit de gauche a mené une politique de centre droit pendant quatre ans, explique-t-il dans la «Tribune de Genève».

Egalement interrogée par le quotidien genevois, Carole-Anne Kaste estime que «nous devions en finir avec cette confusion»: alors que nombre de personnes pensaient que le PS avait le pouvoir, «il fallait sans cesse expliquer que ce n'était pas notre politique qui était appliquée.»

Congrès extraordinaire

Charles Beer va demander au parti d'organiser un congrès extraordinaire début 2010, afin de faire le point. «Nous avons manqué de combativité et nous devons clarifier nos positions», déclare-t-il. A savoir: «dire pour qui et pourquoi nous nous battons» car «les inégalités subsistent et elles ne peuvent être acceptées.»

Quant au président du PS suisse Christian Levrat, il juge que les socialistes genevois n'ont pas su apporter de réponses aux questions sociales et économiques et qu'ils n'ont pas défendu plus clairement les positions du PS sur les frontaliers. Dans un entretien publié mardi dans «Le Courrier», il dit aussi ne pas comprendre pourquoi Véronique Pürro a voulu s'inscrire dans la continuité de Laurent Moutinot.

(ats)

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