Ecoles publiques genevoises: L'école du futur se veut ouverte aux langues
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Ecoles publiques genevoisesL'école du futur se veut ouverte aux langues

Des cours de géo ou de gym en allemand ou en anglais pour les élèves de primaire: c'est le souhait d'un député PDC.

par
Didier Tischler

«Nous souhaitons offrir aux enfants de l'école publique les mêmes conditions d'études que dans nombre d'établissements privés. L'apprentissage des langues ne doit pas être le privilège des riches.»

A 27 ans, le député PDC Guillaume Barazzone sait de quoi il parle: «J'ai eu la chance de faire mes études en deux langues au sein d'un établissement privé, témoigne-t-il. Il est évident que c'est un immense atout pour la suite dans la vie, tant professionnelle que privée.»

De fait, le député et son parti souhaitent que le Département de l'instruction publique instaure au plus tôt un projet pilote d'enseignement bilingue dans quelques classes de différentes écoles primaires. «Les enfants pourraient ainsi suivre des cours de géographie ou de gymnastique en allemand ou en anglais», précise Guillaume Barazzone.

Afin d'atteindre ce but, les élus souhaitent également que les enseignants germanophones ou anglophones soient recensés avant de se porter volontaires pour l'expérience. Le projet, soutenu par une majorité de députés du Grand Conseil, a de très fortes chances de passer la rampe du législatif.

Mais sa mise en application sera-t-elle aisée? Mystère. Charles Beer, patron de l'Instruction genevoise, fera connaître sa position la semaine prochaine lors de la séance du Grand Conseil.

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