Conjoncture: L'économie suisse retrouve le sourire
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ConjonctureL'économie suisse retrouve le sourire

La Suisse est sortie de la récession plus vite que prévu. Le KOF table sur une croissance de 1,7% en 2010

La Suisse voit le bout du tunnel. Les exportations reprennent.

La Suisse voit le bout du tunnel. Les exportations reprennent.

Les experts de l'institut KOF de l'EPFZ estiment que cette année déjà, le produit intérieur brut (PIB) devrait croître de 1,7%. Le taux de chômage ne devrait plus augmenter, selon les prévisions de printemps publiées vendredi par le KOF.

La production économique en Suisse a accusé un recul substantiel de 2,5% l'an dernier. La récession a pourtant été surmontée dès l'automne et la relance a commencé à prendre de l'essor au cours de l'hiver, selon le KOF. La demande en exportations suisses s'est ravivée et la hausse du taux de chômage s'est interrompue. La répercussion redoutée de la crise économique sur le marché intérieur s'est avérée plus faible et plus courte que prévu.

Le PIB devrait croître de 1,7% cette année et de 2,2% en 2011. L'essor conjoncturel est soutenu par le commerce extérieur et la consommation. Les investissements d'équipement devraient augmenter de 2,4% cette année et de 10,5% l'an prochain. Le taux de chômage aurait atteint son maximum et s'élèvera en moyenne à 4,1% en 2010. La tendance s'inversera l'an prochain et le taux de chômage passera à 3,7%.

Prix stables

L'accroissement de l'activité économique ne devrait pas mettre en péril la stabilité des prix. Le KOF prévoit un taux de renchérissement de 0,9% en 2010. Le relèvement du taux de TVA de 0,4% l'an prochain aura un impact ponctuel et négligeable sur les prix mais il constituera une impulsion au renchérissement à long terme. A cela s'ajoute que seules des hausses de salaires modérées sont prévues pour la période de prévision. L'inflation connaîtra une hausse marginale de 1% en 2011, ce qui donnera à la Banque nationale une marge de manoeuvre appréciable.

Le KOF est d'avis que la relance attendue rend superflue toute nouvelle mesure de politique fiscale destinée à la soutenir. Les budgets publics ressentiront les effets de la récession passée au niveau des recettes. Mais, comme l'endettement des pouvoirs publics se maintient à un bas niveau en Suisse, d'éventuelles consolidations budgétaires ne devraient pas être engagées avant un redressement durable de la conjoncture.

Pour mémoire, le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) attend quant à lui une croissance de 1,4% en 2010 et de 2% en 2011. Selon une évaluation du Seco, le PIB a reculé l'an dernier de 1,5%. (ap)

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