Actualisé 16.01.2015 à 14:58

Suisse

L'éducation sexuelle a sa place à l'école primaire

Pas question de supprimer toute éducation sexuelle aux écoliers jusqu'à l'âge de 9 ans. La commission de l'éducation du National recommande à une majorité de 17 voix contre 7 de rejeter l'initiative populaire de la droite conservatrice.

L'éducation sexuelle est une question très sensible qui doit être traitée avec beaucoup de précautions, admet la commission. Mais les cours dispensés à l'école assurent la prévention contre les abus sexuels, les maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées, ont annoncé vendredi les services du Parlement.

De plus, il serait très difficile de mettre en oeuvre le texte, le sujet étant du ressort des cantons. Seule une minorité soutient l'initiative «Protection contre la sexualisation à l'école maternelle et à l'école primaire», qui veut empêcher toute éducation sexuelle à l'école avant l'âge de 9 ans. Tout au plus, un cours destiné à la prévention des abus pourrait être dispensé à partir de l'école maternelle.

Pendant les cours de biologie

Un cours obligatoire ne pourrait être proposé que pour des enfants de 12 ans et plus, dans le cadre de la biologie. Il devrait être destiné à la «transmission de savoirs sur la reproduction et le développement humains». L'initiative précise que les jeunes ne peuvent être contraints à suivre une éducation sexuelle allant au-delà du cadre qu'elle pose.

A l'origine de l'initiative, on trouve un groupe de parents de Bâle-Ville qui a fait croisade contre une boîte d'accessoires pédagogiques contenant des organes sexuels en peluche.

On retrouve plusieurs élus fédéraux, actuels ou anciens, parmi les initiants. Ils sont notamment issus des rangs de l'UDC. Le Jurassien Dominique Baettig et le Valaisan Oskar Freysinger ainsi que la députée vaudoise Fabienne Despot sont ainsi de la partie. Des léguistes, des PDC et des PLR figurent aussi au sein du comité.

Une première tentative d'initiative avait avorté en raison du passé pédophile d'un des membres du comité. Trois jours après le lancement en avril 2012, les initiants ont découvert que Benjamin Spühler a été condamné pour actes sexuels sur mineure dans les années 1990. A la demande des autres membres, il a immédiatement quitté le comité. (ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!