Actualisé 23.05.2020 à 08:17

Coronavirus

La relative efficacité d'un antiviral confirmée

Une étude scientifique américaine confirme que le remdesivir peut être utile pour que la progression du Covid-19 décélère chez les patients atteints.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration.

AFP

Plus de trois semaines après l'annonce d'un haut responsable scientifique américain qu'un médicament expérimental appelé remdesivir accélérait le rétablissement des malades hospitalisés du Covid-19, l'étude détaillant les résultats a été publiée vendredi soir dans une revue médicale cotée.

Anthony Fauci, directeur de l'Institut des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) qui a conduit l'essai clinique sur un millier de malades dans 10 pays, avait déclaré le 29 avril, dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, que des données préliminaires montraient «que le remdesivir [avait] un effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement».

Après vérification par un comité de lecture, le New England Journal of Medicine a publié l'article détaillant les résultats confirmant l'annonce faite à la Maison-Blanche, qui avait provoqué une lueur d'espoir dans le monde, en l'absence d'autres thérapies efficaces contre le nouveau coronavirus.

Le remdesivir, injecté quotidiennement par voie intraveineuse pendant 10 jours, a accéléré le rétablissement des malades hospitalisés du Covid-19, par rapport à un placebo: onze jours contre quinze en durée médiane. Étaient considérés rétablis les patients en état de rentrer chez eux.

Développé contre Ebola

L'effet était le plus important chez les malades hospitalisés, mais qui n'étaient pas sous respirateur artificiel. Les auteurs en concluent qu'il est préférable de commencer le traitement de remdesivir avant que la maladie ne progresse au point de nécessiter un respirateur artificiel.

L'antiviral, développé autrefois en vain contre Ebola, a en outre suscité moins d'effets indésirables que le placebo.

Le remdesivir a également semblé réduire la mortalité: 7,1% des patients du groupe remdesivir sont morts sous 14 jours, contre 11,9% dans le groupe placebo, mais ce résultat est juste en dessous du seuil de fiabilité statistique et on ne peut exclure que la différence soit due au hasard.

Dans tous les cas, le remdesivir ne donne donc pas de garantie de survie, insistent les auteurs de l'essai. «Il est clair qu'un traitement antiviral ne sera sans doute pas suffisant à lui seul», écrivent-ils. (nxp/ats)

(NewsXpress)
Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
49 commentaires

versinget

23.05.2020 à 10:00

Les croyances ne valent rien à titre d'arguments. Restent les faits, s'ils sont démontrables et répététables par des personnes non intéressées, ce qui est rare. Et croire que les scientifiques ne le sont pas... relève de la croyance. Je pourrais vous conter les magouilles vécues à l'époque comme responsable de la qualité des médoc dans la pharma, les pots de vin, les surfacturations etc. Mais il serait tout aussi faux de croire qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain.

Ben

23.05.2020 à 09:53

Et maintenant les gouvernements français et suisse vont interdire aux pharmaciens de vendre ce produit!!!

Marc Bjorg

23.05.2020 à 09:33

Ben on a de la chance en Suisse. Les Canadiens disent que le CBD bloque les infections dans 70-80% des cas. C'est en vente libre en Suisse. Chewing-gum etc. Pas cher es facilement disponible en pharmacie.