Drame à Reims (F): L'effondrement fait une troisième victime
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Drame à Reims (F)L'effondrement fait une troisième victime

L'effondrement d'un immeuble, probablement à cause d'une explosion due au gaz, a fait au moins 3 morts et plus de 10 blessés dimanche dans un quartier populaire de Reims.

Le dernier bilan du dramatique effondrement d'un immeuble de Reims fait état de 3 morts et de plus de 10 blessés légers, parmi lesquels des enfants dont l'âge n'a pas été donné. Une femme a été découverte dans les décombres.

La cause «probable» de l'accident est une explosion provoquée par le gaz de ville, dont le foyer se situe sans doute au-dessus du rez-de-chaussée, selon la préfecture. Le 3 avril, quatre personnes d'une même famille avaient été tuées, et une cinquième très grièvement blessée, dans une explosion de gaz qui avait ravagé leur immeuble HLM de Witry-les-Reims (Marne), à une dizaine de kilomètres de Reims.

Dimanche, dans le quartier populaire de Wilson, dans le sud de Reims, c'est l'extrémité d'une barre HLM d'environ 50 mètres de long qui a été soufflée. Un pan de l'immeuble comportant une dizaine d'appartements s'est totalement écroulé sur lui-même, a constaté un correspondant de l'AFP. «J'ai entendu une énorme explosion qui a fait trembler les murs et brisé les vitres», a raconté Rafik, un habitant de l'immeuble qui se trouvait dans la partie restée intacte. «Quand j'ai regardé par la fenêtre, j'ai vu l'immeuble écroulé comme un château de cartes, avec beaucoup de fumée. J'entendais des gens hurler. Tout le monde est sorti», a-t-il ajouté.

«Vu l'état des bâtiments, ça ne m'étonne pas»

Environ 80 pompiers, assistés d'équipes cynophiles, travaillaient encore en début d'après-midi à rechercher d'autres victimes éventuelles sous les décombres de l'immeuble. De nombreux policiers et gendarmes étaient également sur place. Beaucoup d'habitants du quartier, dont beaucoup de familles et d'adolescents, visiblement sous le coup de l'émotion, s'étaient massés autour de la scène de l'accident, poussant les autorités à élargir le périmètre de sécurité.

Les habitants de l'immeuble ont d'abord été évacués dans une école, avant d'être regroupés dans un complexe sportif du quartier. Des chambres d'hôtels vont être mises à leur disposition pour les reloger, a déclaré la maire de Reims, Adeline Hazan (PS), qui devait tenir une conférence de presse à 16h.

«Un mois après Witry, c'est trop. En plus un dimanche, il y a plein de réunions de familles, il doit y avoir encore beaucoup de gens sous les décombres», a expliqué Abdelkader, un jeune d'une vingtaine d'années qui jouait au foot près de l'immeuble au moment de l'explosion et a tenté de porter secours à l'une des victime, dont seule la tête dépassait des décombres. Ces immeubles datant des années 1960, réhabilités il y a quelques années, sont les plus anciens de ce quartier Wilson, en pleine rénovation. «Ils n'ont fait que repeindre à l'extérieur, l'intérieur n'a pas changé depuis les années 60. Ça devait arriver, c'est trop vieux ici», a dénoncé Abdelkader. «Vu l'état des bâtiments, ça ne m'étonne pas. Ici quand on plante un clou dans le mur, ça s'effrite», a renchéri Raïssa, 28 ans, qui habite juste en face de l'immeuble effondré. Le bâtiment est géré par le même organisme logeur que celui de l'immeuble de Witry-les-Reims, le Foyer Rémois.

(20 minutes/ats/afp)

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