L'Eglise catholique portugaise appelle les médecins au refus de l'IVG
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L'Eglise catholique portugaise appelle les médecins au refus de l'IVG

Lisbonne - L'Eglise catholique du Portugal a imputé vendredi à la «mutation culturelle» le vote majoritaire en faveur de la dépénalisation de l'avortement.

Elle a exhorté les médecins à refuser de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse.

La dépénalisation de l'IVG a été approuvée dimanche dernier par référendum par 59,3% des votes contre 40,8%. Du fait d'une participation insuffisante, le résultat de cette consultation n'est pas contraignant mais le premier ministre socialiste, José Socratès, a indiqué qu'il la ferait adopter par la voie parlementaire.

Pour l'Eglise catholique, qui a mené campagne pour le «non», «ce résultat en faveur du «oui» est un signe de la mutation culturelle accentuée du peuple portugais». Dans un communiqué, le premier depuis le référendum, la conférence nationale des évêques précise qu'il faudra «faire face avec réalisme» à cette évolution des mentalités, qu'elle lie à «la mondialisation de la pensée et de l'opinion relayée par les médias».

«Nous exhortons les médecins et les professionnels de la santé à ne pas hésiter à recourir au statut «d'objecteur de conscience» que la loi garantit», poursuivent les évêques. Aux catholiques qui ont défié la doctrine l'Eglise en votant «oui», les évêques conseillent de réexaminer les «exigences dues à la loyauté à l'Eglise à laquelle ils appartiennent et les fondements de leur doctrine».

Le Portugal, pays à 90% catholique, est avec la Pologne, l'Irlande et Malte l'un des quatre derniers pays de l'Union européenne où l'avortement est interdit ou limité à quelques cas restreints, comme la mise en danger de la santé de la femme enceinte.

(ats)

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