Syrie: L'EI a 48h pour quitter son fief de Minbej
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SyrieL'EI a 48h pour quitter son fief de Minbej

La coalition laisse deux jours aux djihadistes pour partir de la ville située au nord du pays. Elle espère ainsi épargner les civils.

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Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

AFP
Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

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Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

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Les forces anti-djihadistes syriennes soutenues par Washington ont donné jeudi «48h» au groupe Etat islamique (EI) pour quitter son fief de Minbej afin de «préserver les vies des civils». Cet ultimatum intervient deux jours après des raids de la coalition qui auraient tué plusieurs dizaines de civils.

«Cette initiative est la seule et la dernière chance pour les combattants de l'EI», précise le Conseil militaire de Minbej, qui fait partie des Forces démocratiques syriennes (FDS), dans un communiqué. Il y déclare également que les combattants de l'EI pourraient quitter Minbej avec des armes légères et sans combattre.

Une source au sein de ce Conseil a expliqué que cette initiative avait été avancée par des chefs de tribus de Minbej il y a une semaine. «Nous l'acceptons maintenant après que l'EI a utilisé les civils comme boucliers humains et en raison de la pression médiatique sur nous» à la suite des raids meurtriers de mardi, a encore précisé cette source sous couvert de l'anonymat.

Civils tués

Soutenues par d'intenses frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les FDS tentent depuis le 31 mai de s'emparer de Minbej. La localité servait de principal carrefour d'approvisionnement pour le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. Elles sont depuis parvenues à entrer dans cette ville de la province septentrionale d'Alep sans cependant parvenir à chasser les djihadistes.

Au moins 56 civils, dont 11 enfants, ont été tués dans ces frappes de la coalition en fuyant le village d'Al-Toukhar près de Minbej, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Celui-ci avait indiqué qu'il s'agissait «vraisemblablement d'une erreur».

Les Etats-Unis ont reconnu avoir mené des frappes près de Minbej. Ils ont assuré qu'ils allaient enquêter sur les informations faisant état de la mort de dizaines de civils. «Nous prenons toutes les dispositions pendant nos missions pour éviter ou minimiser les pertes civiles», a aussi indiqué la coalition mardi. enquêter sur les informations faisant état de la mort de dizaines de civils. «Nous prenons toutes les dispositions pendant nos missions pour éviter ou minimiser les pertes civiles», a aussi indiqué la coalition mardi.

Appel à manifester

Indignée, l'opposition syrienne a appelé la coalition à suspendre ses frappes afin d'enquêter sur ces raids. Ces derniers ont également été dénoncés par l'Unicef qui déplore la mort de «plus de 20 enfants», tandis que des militants syriens ont appelé à manifester dimanche à travers le monde.

Des organisations de défense de droits de l'Homme comme Amnesty International ont exhorté la coalition à «redoubler d'efforts pour empêcher la mort de civils.» La coalition internationale avait reconnu la mort de 41 civils dans cette campagne anti-EI en Irak et en Syrie. Mais selon l'OSDH, le nombre de civils tués dans ces raids s'élève depuis 2014 à 478 en Syrie seulement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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