Actualisé 22.06.2015 à 15:32

Irak - Syrie«L'EI commet des crimes à l'échelle industrielle»

Un expert de l'ONU pour la lutte antiterroriste a dénoncé lundi à Genève les exactions commises par le groupe jihadiste.

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

«Ceux qui vivent sous le régime de terreur de l'EI craignent chaque jour pour leur vie. Ces crimes choquants sont commis à une échelle industrielle et sont un affront à la conscience de la communauté internationale toute entière», a déclaré au Conseil des droits de l'homme le rapporteur de l'ONU Ben Emmerson (Grande-Bretagne).

«Le Conseil de sécurité de l'ONU a l'obligation d'agir», a-t-il affirmé, en invitant les membres permanents du Conseil à ne pas utiliser leur droit de veto pour bloquer une action militaire destinée à mettre fin à ces atrocités.

«Jusqu'ici, le Conseil de sécurité a seulement affirmé que l'EI représente une menace pour la paix et la sécurité internationale et il a souligné le besoin de traduire en justice les responsables. Il a échoué à autoriser une action militaire en vertu du Chapitre VII de la Charte de l'ONU ou à saisir la Cour pénale internationale de la situation en Irak et en Syrie», a fait observer le rapporteur.

Il a rappelé que «les Etats ont l'obligation de prendre des mesures pour protéger les populations d'actes systématiques et répandus de violence et de terrorisme».

Justice expéditive

L'expert de l'ONU a fait état de nombreuses informations sur des exécutions sommaires et persécutions de membres de communautés ethniques et religieuses à grande échelle, ainsi que des exécutions arbitraires de chefs tribaux, de journalistes, d'intellectuels, des disparitions forcées en masse, des conversions religieuses sous la contrainte et des actes de torture systématiques.

L'application d'une justice expéditive dans les zones sous contrôle de l'EI en Irak et en Syrie intègre des décapitations en public, des fusillades, des lapidations, des coups de fouet et des amputations, affirme l'expert. Des corps mutilés sont exposés en public comme dissuasion.

Les violences sexuelles, le viol et l'esclavage sexuel font partie de la vie quotidienne. Les homosexuels sont visés de façon routinière. Des enfants sont exécutés, détenus et torturés et forcés à prendre part à des exercices militaires. Des sites culturels et religieux ont été détruits systématiquement. (ats)

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