Actualisé 01.11.2015 à 22:46

TurquieL'EI revendique le meurtre d'un militant syrien

Un militant syrien antijihadiste et un ami avaient été retrouvés décapités en Turquie vendredi.

Des forces armées turques à Diyarbakir, le 29 octobre 2015.

Des forces armées turques à Diyarbakir, le 29 octobre 2015.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué dans une vidéo diffusée dimanche sur internet les meurtres d'un militant antijihadiste et de l'un de ses amis, retrouvés décapités vendredi dans le sud de la Turquie. La vidéo assure que l'EI a «massacré» le militant syrien Ibrahim Abdelkader, 20 ans, et son ami Farès Hamadi à Sanliurfa (Turquie) «après qu'ils ont conspiré avec les Croisés (ndlr: les Occidentaux) contre l'EI».

Les deux jeunes gens avaient été retrouvés décapités à Sanliurfa, dans le sud de la Turquie, avait indiqué à l'AFP l'un des fondateurs du groupe anti-EI «Raqa est massacré en silence», Abou Mohammad.

Fief syrien

Ce groupe répertorie les abus de l'EI à Raqa, une ville située dans le nord de la Syrie et considérée comme le fief syrien de l'organisation ultra-radicale depuis la prise de la ville en janvier 2014.

«Puisse chaque apostat comprendre qu'il sera massacré, en silence», ajoute la video de l'EI, apparemment en référence au nom du groupe anti-jihadiste.

La video reproduit ensuite des reportages sur les activités de l'association «Raqa est massacré en silence» et ses activités anti-EI.

Le corps d'Abdul Qader n'apparaît pas à l'image

Le document se termine avec des plans de video amateur d'un homme qui semble être Farès Hamadi, la gorge tranchée, avec un message indiquant: «Notre main vous rattrapera où que vous soyez».

Les deux corps ont été retrouvés dans la maison de Farès Hamadi à Sanliurfa vendredi matin par un de leurs amis, d'après un membre de Raqqa est massacré en silence, Abu Mohammad.

Le corps d'Abdul Qader n'apparaît pas à l'image.

34 morts le 20 juillet dernier

Des militants de ce groupe ont déjà été tués par l'Etat islamique en Syrie, mais c'est la première fois que l'un d'entre eux est tué en dehors des frontières de ce pays ravagé par la guerre civile depuis quatre ans et demi, ajoute Abu Mohammad.

La Turquie est accusée par l'opposition syrienne, des combattants Kurdes voire parfois des pays occidentaux de laisser des membres de l'EI libres de leur mouvement au long de ses 911 km de frontière avec la Syrie.

Le 20 juillet, 34 personnes étaient mortes à Suruç dans le sud de la Turquie dans un attentat à la bombe attribué à l'EI, qui ne l'a jamais revendiqué. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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