Actualisé 14.03.2015 à 21:49

Irak

L'EI utiliserait du chlore comme arme chimique

Le Kurdistan irakien a accusé samedi le groupe jihadiste d'utiliser du gaz chloré contre les combattants peshmergas. Il affirme disposer de preuves de ce qu'il avance.

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

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Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

L'analyse d'échantillons de sol et de vêtements après une attaque à la voiture piégée commise en janvier par le groupe Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak fait apparaître «des niveaux de chlore laissant penser que le gaz a été utilisé sous la forme d'une arme», indique un communiqué du Conseil de sécurité de la région.

Le chlore, qui fut employé lors de la Première guerre mondiale, est un gaz suffocant interdit dans les conflits armés par la Convention sur les armes chimiques de 1997.

Ces informations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. «Nous n'avons reçu aucune demande de la part de l'Irak pour enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Irak», a dit un porte-parole de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Une mission d'enquête de l'OIAC avait établi l'an passé que le chlore avait été employé de «manière systématique» en Syrie.

Nausées et vertiges

Le communiqué des autorités kurdes ajoute que les analyses ont été menées par un laboratoire agréé par l'Union européenne après que des échantillons de sol et de vêtements ont été transmis par le gouvernement régional kurde à «une nation partenaire» de la coalition sous commandement américain.

Une voiture piégée avait explosé le 23 janvier sur la route reliant Mossoul à la frontière syrienne où les peshmergas mettaient en place des positions défensives. Elle avait sauté avant d'atteindre sa cible ayant été touchée par un tir de roquette.

L'attaque n'avait pas fait de victime parmi les combattants kurdes. Une source au sein des services de sécurité kurdes a toutefois précisé qu'une dizaine de combattants kurdes avaient été pris de nausées, de vomissements, de vertiges et de fatigues. (ats)

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