France: L'Elysée accuse Benalla de «contrevérités»
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FranceL'Elysée accuse Benalla de «contrevérités»

Le gouvernement français a accusé lundi l'ex-employé d'Emmanuel Macron de dire des imprécisions pour se venger.

Selon l'Elysée, Alexandre Benalla aurait envie de se venger.

Selon l'Elysée, Alexandre Benalla aurait envie de se venger.

AFP

L'Elysée a accusé lundi Alexandre Benalla d'entretenir pour se venger «tout un faisceau de contrevérités et d'approximations», après que l'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron a affirmé à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec le chef de l'Etat depuis son licenciement.

«Nous ne souhaitons pas poursuivre un dialogue par presse interposée avec M. Benalla qui se venge de son licenciement pour faute grave en entretenant tout un faisceau de contrevérités et d'approximations», a déclaré l'Elysée à l'AFP.

Alexandre Benalla a affirmé dimanche à Mediapart avoir continué à échanger régulièrement avec le chef de l'Etat, via la messagerie Telegram, depuis son licenciement de l'Elysée en juillet, précisant avoir conservé la preuve de ces échanges sur son téléphone portable.

Souhaitant en revenir «aux faits», le palais présidentiel a assuré de nouveau lundi que M. Benalla «n'a tenu l'Elysée au courant d'une partie de ses déplacements que le 20/12, c'est-à-dire après que des journalistes aient appris l'existence de son déplacement au Tchad.»

Les passeports

Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé lundi dans un communiqué des propos «faux» et «fantaisistes» de l'ex-collaborateur du président français, Alexandre Benalla, au centre de la controverse sur la restitution de passeports diplomatiques.

Le Quai d'Orsay affirme également que M. Benalla n'a «bénéficié d'aucune indulgence particulière» de sa part et que «plusieurs démarches» ont été effectuées par le ministère pour obtenir la restitution des passeports diplomatiques de l'ex-collaborateur du président Emmanuel Macron.

«L'Elysée a procédé depuis son licenciement à toutes les diligences pour récupérer les passeports et autres titres de l'intéressé. Il revient à la justice de donner suite à l'éventuelle utilisation de ces passeports diplomatiques par Alexandre Benalla depuis son départ de l'Elysée, utilisation dont l'Elysée n'avait pas connaissance avant que la presse ne la révèle», a insisté le palais présidentiel.

La controverse sur l'utilisation de ces passeports diplomatiques par Alexandre Benalla a pris samedi un tour judiciaire, avec l'ouverture par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire, notamment pour «abus de confiance». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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