Révélations: L'Élysée se fait pirater par son «ami» américain

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RévélationsL'Élysée se fait pirater par son «ami» américain

En mai dernier, plusieurs ordinateurs de proches du président Sarkozy auraient été l'objet d'espionnage informatique de la part de son allié, selon «L'Express».

Voici une représentation des cyberattaques dans le monde en temps réel, prise le 20 novembre 2012 à 17h45.

Voici une représentation des cyberattaques dans le monde en temps réel, prise le 20 novembre 2012 à 17h45.

L'affaire date du mois de mai quand des hackers ont ciblé plusieurs personnalités travaillant au sein de l'exécutif français, au sein du Palais de l'Élysée, assure l'hebdomadaire français, dans son édition à paraître mercredi. La technique utilisée par les cybercriminels semble simple de prime abord, puisque ces derniers ont tout simplement demandé en «amis» sur Facebook un petit nombre de personnes haut placées, proche du chef de l'État. Ces dernières étaient ensuite invitées à se connecter sur un réseau intranet imitant parfaitement celui en place à l'Élysée. Preuve du niveau de connaissance des assaillants, capable d'imiter l'un des réseaux censés être parmi les plus sûrs de l'Hexagone.

Non conscients de l'arnaque, les cibles ont alors livré en toute bonne foi leurs identifiants et leurs mots de passe. Résultat: les pirates ont pu accéder sans soucis au véritable système et y introduire un virus destiné à infecter les ordinateurs de quelques proches conseillers de Nicolas Sarkozy, espionnant par là-même l'intégralité de leur contenu. «Ils ont pu fouiller les ordinateurs des proches conseillers de Nicolas Sarkozy, précise «L'Express». Des notes secrètes ont été récupérées sur des disques durs, mais aussi des plans stratégiques.»

L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), en charge de la lutte contre les cyberattaques aurait mis plusieurs jours à détecter et sécuriser la totalité du réseau de l'Élysée, preuve supplémentaire du niveau de technologie employée par les hackers. À en croire l'hebdomadaire français, toutes les pistes convergeraient vers les États-Unis. «La secrétaire d'État à la sécurité intérieure de l'administration Obama n'a ni confirmé ni démenti nos informations», souligne «L'Express». À noter que cette attaque avait été révélée en juillet dernier par le «Télégramme de Brest», relève «Le Nouvel Observateur». Selon le quotidien breton, cette attaque s'était déroulée «entre le second tour de l'élection présidentielle (NDLR: le 6 mai) et la prise de fonction de François Hollande (NDLR: le 15 mai)» et précisait déjà que l'attaque provenait «d'alliés» de la France.

(Avec L'essentiel online)

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