Carouge: L'embauche de frontaliers fait débat
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CarougeL'embauche de frontaliers fait débat

Le MCG souhaite privilégier l'engagement de résidents genevois pour les postes communaux. La droite se dit prête à en discuter.

par
hdc
Jeannine de Haller, conseillère administrative de Carouge, responsable des ressources humaines

Jeannine de Haller, conseillère administrative de Carouge, responsable des ressources humaines

«La commune doit montrer l'exemple!» Après les Hôpitaux universitaires de Genève, le débat sur l'accès à l'emploi des frontaliers se joue au niveau local. A la suite d'un projet de résolution déposé par le Mouvement citoyens genevois (MCG), Carouge débattra demain de la question.

Le texte demande que la préférence soit accordée aux résidents carougeois ou genevois pour les emplois communaux. Son auteur, Sandro Pistis, soutient que sa démarche «va dans le sens de la volonté du Conseil d'Etat».

L'Entente veut un débat

«Cela est contraire aux accords bilatéraux!» s'indigne le Groupement transfrontalier européen. Or l'élu MCG met le doigt sur des «excès» constatés au sein d'un EMS de la commune et y dénonce une filière d'embauche entre frontaliers.

Et ça marche: une majorité d'élus devraient accepter d'entrer en matière. Comme l'indique le PDC Bertrand Buchs, «nous voulons des chiffres». Pour l'Entente, le débat doit donc avoir lieu. «Nous souhaitons une discussion, confirme la radicale Anne Hiltpold. Je reste certes étonnée qu'il faille une résolution pour demander que les Carougeois soient privilégiés, à compétences égales, pour ces postes. Cela devrait se faire d'office.»

Séance cruciale

Conseillère administrative chargée des ressources humaines, Jeannine de Haller rétorque qu'il est «exclu de privilégier des gens selon leur lieu d'habitation». Pour jouer la transparence toutefois, les chiffres relatifs aux emplois communaux seront enfin présentés au Municipal.

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