Google licencie: L'employé espionnait des internautes
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Google licencieL'employé espionnait des internautes

Le groupe internet Google a annoncé mardi soir qu'il avait licencié un de ses ingénieurs, parce que l'homme avait pu espionner, voire harceler de jeunes internautes.

Un ingénieur avait accès à des données sensibles et en profitait.

Un ingénieur avait accès à des données sensibles et en profitait.

«Nous avons renvoyé (cet ingénieur) David Barksdale, parce qu'il avait violé la stricte politique interne de respect de la vie privée», a indiqué le vice-président de l'ingéniérie, Bill Coughran, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Selon le site d'informations Gawker, M. Barksdale, 27 ans, a été renvoyé en juillet, parce qu'il avait «à plusieurs reprises profité de son rôle dans un groupe de techniciens d'élite (chez Google) pour accéder à des comptes d'utilisateurs, violant la vie privée d'au moins quatre mineurs».

En particulier, «dans un incident intervenu au printemps impliquant un garçon de 15 ans dont il était devenu l'ami, Barksdale avait consulté les relevés de Google Voice, le service de téléphonie par internet de Google, après que le garçon eut refusé de lui dire le nom de sa nouvelle petite amie (..) Après avoir accédé au compte de l'adolescent pour trouver son nom et son numéro de téléphone, Barksdale a nargué le garçon et menacé d'appeler» la jeune fille, selon l'article de Gawker publié mardi après-midi.

Accès aux comptes des utilisateurs

Selon Gawker, M. Barksdale faisait partie d'un groupe d'informaticiens de Google, les SRE , qui «ont accès aux données les plus sensibles», et ont un accès sans limite aux comptes d'utilisateurs.

Sans confirmer ces détails, M. Coughran a assuré que Google «surveille attentivement le nombre d'employés qui ont accès à notre système, et nous mettons régulièrement à jour nos contrôles de sécurité».

«En outre nous accroissons de façon significative le temps que nous passons à surveiller nos relevés pour nous assurer que les contrôles soient efficaces. Cela dit, il faudra toujours qu'un certain nombre de gens accèdent aux systèmes s'ils doivent bien fonctionner. C'est la raison pour laquelle nous prenons tellement au sérieux chaque manquement», a-t-il conclu.

Un «fana un peu bêta»

Cette affaire est révélée alors que le débat sur la protection de la vie privée et de la confidentialité des données privées sur internet ne cesse de se renforcer, de nombreux observateurs mettant en cause les risques posés par des sites omniprésents comme Google et Facebook

Selon Gawker, M. Barksdale ne semblait pas avoir de motivations sexuelles, mais vouloir plutôt démontrer son pouvoir.

«Barksdale semblait aimer vanter son rôle chez Google. Ce fut le cas quand, avec l'accord d'un ami, il a pu sortir en quelques secondes son compte email, son carnet d'adresses, les transcriptions de ses 'chats', ses relevés Google Voice, et même une liste d'autres adresses Gmail que l'ami avait enregistrée mais ne pensait pas liée au compte principal (...) L'ami ne s'était pas inquiété: Barksdale lui semblait être un gentil fana d'informatique un peu bêta», lit-on dans Gawker. (afp)

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