Glisser sur un filin: L’engouement pour les tyroliennes va croissant en Valais
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Glisser sur un filinL’engouement pour les tyroliennes va croissant en Valais

Cette année, trois sites proposent aux touristes sanglés dans un baudrier de s’élancer dans le vide, dont Sion qui a misé sur une infrastructure éphémère.

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Utiliser une tyrolienne permet d’observer le paysage. Ici la plaine du Rhône depuis l’infrastructure éphémère installée par la Ville.

Utiliser une tyrolienne permet d’observer le paysage. Ici la plaine du Rhône depuis l’infrastructure éphémère installée par la Ville.

Keystone/LAURENT GILLIERON
Depuis mercredi dernier et jusqu’au 22 août, la ville de Sion permet aux aventuriers de s’adonner au plaisir de voler entre les deux châteaux de Valère et Tourbillon.

Depuis mercredi dernier et jusqu’au 22 août, la ville de Sion permet aux aventuriers de s’adonner au plaisir de voler entre les deux châteaux de Valère et Tourbillon.

Keystone/LAURENT GILLIERON
La tyrolienne de Sion transporte les plus téméraires depuis la basilique de Valère jusqu’au pied de la colline du château de Tourbillon.

La tyrolienne de Sion transporte les plus téméraires depuis la basilique de Valère jusqu’au pied de la colline du château de Tourbillon.

Keystone/LAURENT GILLIERON

Depuis mercredi dernier et jusqu’au 22 août, la ville de Sion permet aux aventuriers de s’adonner au plaisir de voler entre les deux châteaux de Valère et de Tourbillon. Monnayant la somme de cinq francs, tout un chacun peut se la jouer à l’Icare sur 250 mètres. La sécurité en plus. C’est la deuxième année qu’une tyrolienne est installée sur ce lieu emblématique.

L’activité vise à rendre «la capitale valaisanne plus ludique et plus fun pour ceux qui y passent l’été», explique le président Philippe Varone à Keystone-ATS juste avant de sauter de la plateforme de départ. Depuis son ouverture le 22 juillet, environ 130 personnes par jour – 160 samedi – harnachées et casquées ont fait comme lui, explique Laurent, responsable de la tyrolienne, qui s’assure que chaque participant est bien attaché et connaît les règles de sécurité.

Selon les informations récoltées, outre les parcs aventures, deux autres sites proposent cette activité, «un moyen aussi de diversifier l’offre durant l’été», explique Valais/Wallis Promotions. À l’image de Sion, le bilan tiré jusqu’ici est positif.

«Ça cartonne»

À la Grande-Dixence, le câble qui mesure 700 mètres de long n’en finit pas de faire parler de lui, jusqu’à presque éclipser le plus haut barrage poids du monde. Certains ne viennent que pour ça, relève l’entreprise qui promeut le canton. En 2019, 5700 passages ont été enregistrés. S’il est encore trop tôt pour faire le bilan de 2020, les chiffres s’annoncent réjouissants.

Sur le site de l’alpinline, l’agenda des réservations est bien rempli. «C’était complet les neuf derniers jours: ça cartonne», confirme Theytaz Excursion qui possède également le téléphérique. L’installation, qui a coûté entre 150’000 et 160’000 francs, a été mise en service en 2018 afin de redynamiser le site de la Grande-Dixence.

À Champex-Lac, deux tyroliennes ont été mises en service en 2017 au sommet du télésiège de la Breya à 2200 mètres. Baptisé Woufline, le parcours permet de faire l’aller et le retour suspendu au-dessus du vide. «Nous étions les premiers en Suisse romande. Le projet, financé par les remontées mécaniques et la commune, a mis cinq ans à se concrétiser», relève Corentin Fiora, le technicien des installations de Champex.

Pas de regret: la tyrolienne fonctionne à merveille et a permis d’attirer une autre clientèle que les marcheurs. Cette année «nous avons beaucoup de Valaisans en plus des nombreux Vaudois, habitués de la station en hiver, qui viennent tester l’activité», ajoute le technicien.

«Encore plus spéciale»

Deux autres sites se préparent à accueillir leur tyrolienne. Au Mont-Fort, la nouvelle «plus haute du monde» sera inaugurée à la fin août, détaille le responsable marketing Nicolas Pillet. «130 km à l’heure, 1400 mètres de long et 383 mètres de dénivelé», promet le site internet de la Mont4Zipline dont le départ est situé à 3330 mètres d’altitude.

«Cette activité nous a séduits, car elle est dans l’air du temps, proche de la nature et des éléments, respectueuse de la montagne. L’objectif est d’attirer une nouvelle clientèle avec une activité résolument fun et originale», abonde Nicolas Pillet.

Son installation a coûté environ 850’000 francs, financés par les remontées mécaniques de Nendaz Veysonnaz en collaboration avec Téléverbier. Ces derniers espèrent rapidement attirer plus de 150 visiteurs par jour. Elle sera en fonction durant l’été, mais aussi durant la saison d’hiver.

Boungy Niouc qui proposait une tyrolienne un peu plus extrême que les autres depuis une vingtaine d’années a suspendu ses activités cette année afin de préparer un projet aller-retour, le long du pont de l’Araignée. Affectée par le coronavirus, l’équipe a pris un peu de retard, mais «une nouvelle installation encore plus spéciale que la précédente» est toujours à l’ordre du jour, confirme-t-elle.

Activité familiale

Lancés sur les câbles tendus, les vacanciers apprécient de pouvoir observer le paysage qui les entoure en position aérodynamique. À Sion, le responsable de la tyrolienne affirme n’avoir eu que trois personnes ayant renoncé à sauter une fois sur la plateforme. À la Grande-Dixence, le constat est le même. Quant à Boungy Niouc, l’équipe note que les aventuriers étaient plus impressionnés par le passage du pont de l’Araignée que par la tyrolienne.

(ATS/NXP)

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