Actualisé 11.03.2013 à 18:00

Japon

L'énorme séisme détecté de l'espace par un satellite

Les ondes sonores produites par le séisme au Japon en 2011 ont été détectées depuis l'espace par un satellite, ont indiqué des chercheurs lundi.

Les équipements spéciaux à bord de ce satellite ont pu capter les ondes sonores à très basse fréquence produites par ce tremblement de terre de magnitude 9, selon leur étude publiée dans la revue américaine Geophysical Research Letters.

Le tsunami provoqué par le séisme a fait 19'000 morts et gravement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, ce qui a forcé le déplacement de dizaines de milliers de personnes.

«Les infrasons atmosphériques émis à la suite du tremblement de terre ont provoqué des variations dans la densité de l'air» détectées par les instruments ultra-sensibles à bord du satellite «Gravity Ocean Circulation Explorer» ou GOCE, de l'Agence spatiale européenne (ESA), ont indiqué les scientifiques.

Les tremblements de terre produisent des ondes sismiques qui se propagent à l'intérieur de la planète, mais quand ils sont puissants, ils font aussi vibrer la surface de la terre comme un tambour, ont-ils expliqué.

Ces vibrations produisent des sons très graves inaudibles à l'oreille humaine qui se déplacent à travers l'atmosphère.

Sismographe orbital

Le satellite GOCE est conçu pour capter et enregistrer ces signaux, agissant comme un sismographe orbital.

Selon ces chercheurs, l'amplitude 9 de la secousse le 11 mars 2011 a produit une énorme ondulation dans l'atmosphère qui a provoqué une accélération des ondes.

«Ces perturbations ont produit des ondes acoustiques verticales d'une vélocité de 130 mètres par seconde», a précisé l'étude.

Le satellite a enregistré le premier signal alors qu'il survolait l'océan Pacifique environ 30 minutes après le séisme et 25 minutes plus tard au-dessus de l'Europe.

«Avec cet instrument, les sismologues peuvent commencer à regarder dans l'espace pour comprendre ce qui se passe à l'intérieur de la Terre», s'est réjoui Raphaël Garcia, de l'Institut de recherche en astrophysique et en Planétologie en France.

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!