Evasion Treiber: L'enquête s'oriente vers une complicité familiale
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Evasion TreiberL'enquête s'oriente vers une complicité familiale

Deux proches de Jean-Pierre Treiber, accusé du meurtre de la fille du comédien français Roland Giraud, ont été interpellés mercredi et placés en garde à vue pour leur possible complicité dans la rocambolesque évasion du suspect, il y a trois semaines.

Une dizaine de personnes ont été interpellées mais seules «deux d'entre elles ont été placées en garde à vue (ce) mercredi matin», a annoncé à l'AFP le procureur de la République d'Auxerre (centre), François Pérain.

Il s'agit de Pascal Treiber, 45 ans, frère du fugitif, et de Jean-Louis Stoecklen, 57 ans, son beau-frère, interpellés à leur domicile respectif dans l'est de la France.

Les deux hommes devaient être interrogés dans la journée par la police judiciaire «sur leur emploi du temps, notamment le jour de l'évasion de Jean-Pierre Treiber», le 8 septembre, a poursuivi M. Pérain.

Jean-Pierre Treiber, 47 ans, est soupçonné du meurtre, en 2004, de Géraldine Giraud, 36 ans et de son amie Katia Lherbier, 32 ans. Les corps des deux femmes avaient été retrouvés dans la propriété de Treiber à Villeneuve-sur-Yonne (centre).

Cet ancien garde forestier s'est évadé de la prison d'Auxerre en se cachant dans un carton confectionné au sein de l'atelier de la prison où il travaillait.

Il a ensuite été transporté par camion à une quinzaine de km de son point de départ. La disparition du prisonnier n'a été découverte que huit heures plus tard.

Treiber a ensuite donné signe de vie dans un courrier adressé à l'hebdomadaire Marianne le 17 septembre, dans lequel il clame son innocence et exige une instruction qui ne soit pas à charge.

Le courrier, authentifié par la justice, avait été posté d'un centre de tri situé à Monéteau, une petite commune qui jouxte Auxerre.

Treiber devait comparaître courant avril 2010 devant une cour d'assises.

gd/jeb/cls/hr/fmi

AFP (afp)

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