Massacre à «Charlie Hebdo»: L'enquête sur Coulibaly révèle d'autres agressions
Actualisé

Massacre à «Charlie Hebdo»L'enquête sur Coulibaly révèle d'autres agressions

L'enquête sur la prise d'otages du supermarché casher de Paris s'est accélérée avec la découverte dans la nuit de samedi à dimanche de la possible «planque» d'Amedy Coulibaly.

1 / 293
05.01.2017 De courtes et sobres hommages, avec dépôts de gerbes et minutes de silence, ont eu lieu jeudi à Paris en mémoire des victimes des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire «Charlie Hebdo»...

05.01.2017 De courtes et sobres hommages, avec dépôts de gerbes et minutes de silence, ont eu lieu jeudi à Paris en mémoire des victimes des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire «Charlie Hebdo»...

AFP/Eric Feferberg
...et le magasin Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts.

...et le magasin Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts.

AFP/Eric Feferberg
27.08.2016 Le beau-frère de l'un des auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d'actes de terrorisme».

27.08.2016 Le beau-frère de l'un des auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d'actes de terrorisme».

Le jeune djihadiste français est désormais soupçonné de plusieurs autres attaques en Ile-de-France, dont celle d'un joggeur mercredi.

Son ADN avait déjà été isolé sur les lieux de la fusillade de Montrouge (Hauts-de-Seine), au cours de laquelle une policière avait été tuée jeudi. Or un lien a également pu être fait entre une des armes retrouvées dans le supermarché de la Porte-de-Vincennes et les balles utilisées contre un joggeur grièvement blessé mercredi soir à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), lieu de résidence d'Amedy Coulibaly.

A l'épopée sanglante menée ces derniers jours par ce délinquant multirécidiviste de 32 ans - déjà condamné dans une affaire d'extrémisme islamiste - pourrait s'ajouter l'explosion d'une voiture piégée jeudi soir à Villejuif (Val-de-Marne).

Montage vidéo

C'est en tout cas ce qu'affirme une vidéo postée dimanche matin sur internet, puis rapidement retirée. La bande ressemble à une revendication, par Amedy Coulibaly lui-même, de la prise d'otages, de l'assassinat de la policière et de l'explosion de la voiture.

Dans ce montage vidéo, un homme ressemblant fortement au suspect apparaît face à la caméra pour se réclamer de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI). Il revendique une «synchronisation» avec l'attaque de «Charlie Hebdo» mercredi par les frères Kouachi.

Il dit avoir agi «contre la police», «pour que cela ait plus d'impact», tandis qu'un texte incrusté dans le montage l'identifie comme Amedy Coulibaly. Ces images étaient en cours d'analyse par les enquêteurs dimanche.

M. Coulibaly avait déjà tenu des propos semblables dans un entretien téléphonique avec la chaîne française BFMTV pendant la prise d'otages. Quatre personnes ont péri lors de cette attaque, vraisemblablement sous les balles du jeune djihadiste. Lui-même a été tué lors de l'assaut par les forces de l'ordre.

Des armes et des bannières de l'EI

On savait déjà le djihadiste fortement armé puisqu'à l'issue de l'assaut, deux pistolets Tokarev, deux Kalachnikov ou encore des bâtons d'explosif avaient été découverts dans le supermarché.

Les enquêteurs viennent d'apprendre qu'il l'était probablement encore plus en tombant lors d'une série de perquisitions nocturnes sur sa possible «planque» à Gentilly (Val-de-Marne). M. Coulibaly pourrait s'y être installé dès le 4 janvier.

La police a trouvé dans le logement une carte vitale et une carte d'identité à son nom, de même que quatre autres pistolets Tokarev, un revolver, des munitions, des téléphones, des bombes lacrymogènes, un gyrophare, un gilet tactique et des jumelles.

Elle a également découvert un Coran et des bannières semblables à celles utilisées par le groupe EI et similaire à celle accrochée derrière l'homme revendiquant l'attaque de Montrouge sur la vidéo postée dimanche matin.

Si cette découverte peut contribuer à éclairer l'organisation logistique de M. Coulibaly, de nombreuses questions demeurent, notamment sur ses cibles.

Condoléances de la famille Coulibaly

La famille du suspect de son côté a «condamné» dimanche les attentats de Paris et Montrouge (banlieue sud de Paris). Dans un communiqué, la mère et les soeurs d'Amedy Coulibaly ont aussi présenté leurs «sincères condoléances» aux familles des victimes. (ats)

Ton opinion