Actualisé 11.08.2017 à 07:55

Crash d'avion à Colombier (NE)L'enquête sur l'accident mortel confiée à la France

Le Service suisse d'enquête de sécurité a transmis le dossier à ses homologues en région parisienne. Explications.

par
Frédéric Nejad Toulami
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05.07 Un avion de tourisme s'est écrasé peu après son décollage à Colombier (NE). Les deux passagers sont décédés.

05.07 Un avion de tourisme s'est écrasé peu après son décollage à Colombier (NE). Les deux passagers sont décédés.

Keystone/Cyril Zingaro
Des pompiers sortent la carcasse d'un avion de tourisme qui s'est écrasé à Colombier.

Des pompiers sortent la carcasse d'un avion de tourisme qui s'est écrasé à Colombier.

Keystone/Cyril Zingaro
Keystone/Cyril Zingaro

«Pour des raisons de partialité, l'enquête sera conduite par

le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de

l'aviation civile (BEA), en France.» C'est dans un rapport de première information communiqué cette semaine que le Service suisse d'enquête de sécurité (SESE) a indiqué qu'il se désaisissait de la gestion du dossier de l'accident mortel d'avion survenu le 5 juillet dernier dans le canton de Neuchâtel. Le pilote-instructeur et son élève étaient décédés dans la chute soudaine de leur avion, peu après le décollage de l'aéroport de Colombier.

Pourquoi une telle décision? «L'instructeur à bord du PS-28 Cruiser était aussi engagé par le SESE comme collaborateur mandaté», a dévoilé à 20 minutes Florian Reitz, enquêteur au sein du SESE. Il s'agit ainsi d'éviter tout reproche éventuel de conflit d'intérêt dans la gestion de l'enquête à mener afin d'analyser et comprendre les circonstances qui ont conduit au crash de l'aéronef.

«Conformément aux dispositions internationales, le BEA a accepté cette délégation et immédiatement ouvert une enquête de sécurité, indique de son côté Sébastien Barthe, responsable communication du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile. Nous conduisons l'enquête avec la participation de nos homologues suisses (représentant l'Etat d'immatriculation) et tchèques (représentant l'Etat de construction de l'avion).» Leur rôle est notamment de faire le relais entre le BEA, l'autorité de l'aviation civile suisse (OFAC) et le constructeur de l'avion, Czech Sport Aircraft.

Cette enquête est actuellement dans sa première phase, dite de recueil et de validation des faits. C'est durant cette phase que le BEA va réaliser ou faire réaliser les examens techniques. L'analyse de l'événement ne débutera qu'à l'issue de cette première phase, lorsque l'ensemble des faits recueillis auront été validés.

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