Actualisé 01.10.2012 à 18:25

Afrique du SudL'enquête sur la tuerie de Marikana débute

Une commission d'enquête nommée par le président Jacob Zuma sur le massacre de 34 mineurs par la police le 16 août à Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, a officiellement débuté son travail lundi.

Ce 16 août, près de 3000 mineurs en grève sauvage du site d'extraction de platine exploité par Lonmin, porteurs d'armes traditionnelles, avaient refusé de se disperser malgré les appels de la police. Ils réclamaient de substantielles augmentations de salaire. Dans des circonstances que l'enquête devra établir, les forces de l'ordre avaient ouvert le feu à balles réelles, faisant 34 morts.

Les événements de Marikana ont fait 12 autres morts en août et septembre, dont deux policiers et plusieurs mineurs tués à la machette lors d'affrontements intersyndicaux. La première réunion de la commission se tient lundi matin à Rustenburg, tout près de l'endroit de la tragédie.

Elle est présidée par le juge Ian Gordon Farlam, ancien magistrat de la Cour suprême d'appel, chargé par le pouvoir d'«enquêter sur les questions d'intérêt public, national et international posées par les incidents tragiques de la mine de Lonmin à Marikana».

Le gouvernement a demandé à la Commission de rendre ses conclusions dans les quatre mois et d'envoyer au président Zuma un rapport provisoire une fois par mois.

(afp)

Une major de l'or menace de supprimer des emplois

AngloGold Ashanti, qui emploie 35'000 personnes dans ses mines d'or sud-africaine, a menacé lundi de supprimer des emplois dans le pays si les grèves sauvages continuaient à perturber sa production.

«Si les grèves illégales continuent, cela fait courir le risque d'une réduction d'effectifs prématurée sur les sites sud-africains d'AngloGold Ashanti», a déclaré le Pdg d'AngloGold Ashanti, Mark Cutifani, dans un communiqué.

Le 26 septembre, le groupe, troisième producteur mondial, a admis que des grèves illégales avaient totalement paralysé l'extraction de l'or dans ses six mines d'Afrique du Sud. Actuellement, selon le groupe, 24'000 des 35'000 employés sud-africains sont en grève, et l'entreprise perd 32'000 onces d'or par semaine.

«Pour le secteur de l'or en Afrique du Sud, comme pour beaucoup d'autres, il y a très clairement un rapport direct entre la viabilité de notre activité et l'emploi», a ajouté Mark Cutifani, menaçant de fermer d'abord les sites les moins rentables.

«Là où nous supprimerons des postes et fermerons des sites, il y a peu de chances que nous revenions sur ces puits à court ou moyen terme, en raison des coûts importants de reprise d'exploitation», a-t-il menacé.

«Nous espérons évidemment que nous n'en arriverons pas là, mais il est clair que si nous devons faire quelque chose, nous le ferons. Nous devons protéger la viabilité à long terme de l'entreprise».

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