Actualisé 21.05.2012 à 16:00

GenèveL'enquête sur le meurtre de Cointrin piétine toujours

Suspects et policiers se sont retrouvés dans l'appartement où S. a été abattu en novembre 2008.
Mais personne ne passe aux aveux.

de
Valérie Duby

Dans l'affaire de la mort de Pierre S., 41 ans, la reconstitution n'a guère fait avancer l'enquête. Il y a une dizaine de jours, les protagonistes se sont retrouvés sur les lieux du drame, à Cointrin, pour tenter de découvrir qui a abattu la victime de deux balles.

La question reste sans réponse, puisque le tueur à gages présumé, un Vaudois âgé de 40 ans, nie toute implication. Et cela, quand bien même l'ex-épouse et la belle-mère de S., toutes deux Rolloises, reconnaissent lui avoir donné 50 000 fr. pour «régler le compte» de la victime. «C'était pour acheter des chevaux», prétend l'intéressé, dont on n'a retrouvé aucune trace ADN dans le logement de la victime.

En revanche, l'ex-femme de S. en a laissé sur l'armoire des produits de nettoyage ainsi que sur une plaque métallique, dans l'ascenseur de l'immeuble. Pour Me Lorella Bertani, avocate de la famille du défunt, cela veut dire que cette dernière était présente lors du crime. «Ce n'est pas indubitable et irréfutable», rétorque Me Vincent Spira, défenseur de l'ex-épouse. Le juge a ordonné l'expertise psychiatrique de tout ce beau monde, bien connu du milieu de l'équitation.

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