Luxembourg/Washington: L'envol «fou» d'un avion Cargolux crée l'émoi
Actualisé

Luxembourg/WashingtonL'envol «fou» d'un avion Cargolux crée l'émoi

En décollant de l'usine de Boeing aux Etats-Unis, un pilote de Cargolux a fait un adieu quelque peu risqué. La vidéo fait actuellement le buzz sur YouTube et a déclenché un véritable tollé.

«Crazy wings swing-bye». C'est ainsi que les internautes ont baptisé le décollage un peu particulier d'un pilote de Cargolux, cette semaine. Une vidéo amateur postée sur YouTube, il y a quelques jours, crée actuellement l'agitation auprès de la compagnie de fret luxembourgeoise. C'est en récupérant sa machine dans l'usine de Boeing, située près de Seattle dans l'État de Washington, qu'un pilote a imité les signes d'une main pour marquer l'«au-revoir» de l'usine, en se penchant d'abord extrêmement vers la gauche, pour ensuite répéter la même inclinaison à droite.

Un jeu auquel se prêtent régulièrement les pilotes pour s'amuser, mais qui peut présenter des risques, surtout si le «wing salute» ou «wing wave» est effectué à faible altitude, comme dans ce cas-ci, étant donné la proximité de la piste et d'éventuelles installations électriques. Depuis trois jours et près de 280'000 vues, cette vidéo ne laisse personne indifférent. «Cool» pour les uns, les autres se disent plutôt effrayés par ce comportement risqué du pilote.

Responsabilité engagée?

Contacté par nos collègues de «L'essentiel», Cargolux a confirmé l'incident: «Le Boeing 747-8F aurait eu un décollage inhabituel à Washington», explique un court communiqué de presse. Trois membres de l'équipage et quatre autres collaborateurs étaient à bord de la machine qui ne transportait pourtant aucune cargaison. La compagnie se veut rassurante: «Chez Cargolux, les consignes de sécurité sont très strictes.»

Il s'agissait d'un Boeing 747-8F, onzième et plus récente machine de la flotte, qui avait mis le cap sur Luxembourg et qui assurera la liaison avec Zhengzhou.

Le porte-parole de l'association luxembourgeoise des pilotes de ligne, Dirk Becker, a d'ores et déjà exigé que toute la lumière soit faite sur cette affaire. «J'espère que Cargolux a conscience de sa responsabilité, a-t-il mis en garde lors d'une interview accordée au «Tageblatt». (20 minutes)

Ton opinion