Sécurité: L'EPFL pourrait se doter de sa propre police
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SécuritéL'EPFL pourrait se doter de sa propre police

La nouvelle loi sur les EPF pourrait donner aux agents de sécurité internes l'autorisation d'arrêter et d'interroger les contrevenants.

par
rmf
Keystone

Un service de sécurité comparable à la police des transports pourrait bientôt prendre ses quartiers dans les Ecoles polytechniques fédérales (EPF) de Zurich et Lausanne. La Confédération planche en effet sur une révision de la loi sur les EPF en ce sens, révélait dimanche la «NZZ am Sonntag».

Outre les sociétés privées externes, engagées pour assurer une présence 24h/24 dans les locaux, une dizaine d'agents internes à l'EPFL sont déjà actifs sur le site d'Ecublens (VD), dans les domaines de la sécurité, prévention et santé (DSPS). Ils sont autorisés à contrôler les identités, mais sans base légale claire. En cas de refus d'obtempérer, ils peuvent donc seulement retenir la personne jusqu'à l'arrivée de la police. Avec les nouvelles règles, plus besoin de l'appeler en renfort: ils seront en droit d'exiger que la personne s'identifie, et de l'interroger.

«Des pratiques similaires ont déjà lieu, et jusqu'ici nous n'avons pas constaté d'abus important, convient Léo Meynent, vice-président de l'Agepoly, qui représente les étudiants de l'EPFL. La sécurité doit bien entendu être assurée, mais de manière proportionnée et contrôlée et en collaboration avec les représentants internes, afin d'éviter tout excès.»

«Cela changera peu de chose, mais simplifierait la tâche de notre service de sécurité quand il se retrouve face à une bande plutôt qu'à une personne seule», explique Corinne Feuz, porte-parole de l'EPFL. Au contraire de la police des transports, celle des EPF ne porterait pas d'arme. Par ailleurs, elle n'aura pas vocation à s'attaquer à tout ce qui est répréhensible. «Son rôle est d'assurer la sécurité sur le site, pas de traquer les petits délits», précise Corinne Feuz.

Selon le journal, la nécessité sécuritaire est grandissante en raison d'une hausse des incidents. Par exemple, il y a deux ans, des militants masqués avaient jeté du fumier et des œufs pourris dans une salle de cours zurichoise; d'autres avaient manifesté en septembre devant la succursale Crédit Suisse à l'EPFL. Des personnalités politiques ou économiques sont de plus en plus invitées, et des fêtes spontanées dégénèrent de plus en plus à côté des salles où révisent des étudiants, constate-t-on à Zurich.

A Lausanne, l'inquiétude est moindre. La venue de gros bonnets est toujours encadrée par son propre service privé ou par les forces de l'ordre. De plus, on ne constate pas de hausse des incidents graves, seulement une augmentation des incivilités, précise Corinne Feuz.

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