Actualisé 10.01.2012 à 12:53

Formation universitaireL'EPFL s'installe en Valais

Le projet «EPFL Valais Wallis», créé avec le Gouvernement valaisan, prévoit l'implantation de onze chaires de recherche et de formation.

L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) va établir une antenne permanente en Valais. Le projet «EPFL Valais Wallis» créé avec le gouvernement valaisan prévoit l'implantation de onze chaires de recherche et de formation.

«C'est avec grand enthousiasme que nous nous lançons dans cette aventure», a déclaré mardi à Sion lors de la signature de l'accord de principe le président de l'EPFL Patrick Aebischer. Il a qualifié la démarche du gouvernement valaisan de «visionnaire».

Même si ce premier accord n'est que de principe, l'Etat du Valais et l'EPFL sont «déterminés à aller de l'avant dans ce projet», a dit le président du gouvernement valaisan Jacques Melly. Un accord formel sera signé cette année encore et les premières chaires seront inaugurées en 2015.

L'énergie en bonne place

La nouvelle entité doit oeuvrer dans trois domaines: l'énergie, la santé et la chimie. Le premier est véritablement au coeur de la spécificité valaisanne, a estimé M. Aebischer. Sept des onze chaires prévues le sont dans ce domaine.

Les quatre autres chaires toucheront aux biotechnologies et à la bio-ingénierie. La présence de plusieurs instituts de recherche (ophtalmologie, intelligence artificielle, énergie) est considérée comme un atout.

L'EPFL aura la responsabilité académique de cette antenne. Elle devrait y placer quatre professeurs ordinaires. Le coût global est estimé à quelque 14 millions de francs par année. Le financement sera partagé entre le canton, l'EPFL et des partenaires privés.

Les détails n'ont pas encore été établis. Mais les contours de cette future antenne permanente montrent son importance. Onze chaires c'est à peu près l'équivalent d'un institut de l'EPFL, a précisé M. Aebischer.

Priorité à l'enseignement

L'enseignement doit constituer un des points fort de l'antenne. Il ne s'agit pas de se cantonner à de la recherche. Tous les professeurs de l'EPFL doivent enseigner, a dit M. Aebischer. Différents projets de masters verront certainement le jour. L'EPFL souhaite d'ailleurs créer un master en énergie qui pourrait alors être basé à Sion.

Le Valais espère que cet apport académique débouche aussi sur des créations et des implantations d'entreprises et d'emplois nouveaux. L'élargissement de l'offre de formation doit aussi contribuer à créer de nouveaux débouchés et favoriser le retour des jeunes Valaisans qui peinent à trouver un emploi en adéquation avec leur formation universitaire. (ats)

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