Virus Ebola: L'épidémie ralentit au Libéria, selon l'OMS
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Virus EbolaL'épidémie ralentit au Libéria, selon l'OMS

Le nombre de nouveaux cas d'Ebola enregistrés chaque jour a commencé à diminuer au Liberia, a affirmé mercredi le Dr Bruce Aylward, responsable de la réponse à l'épidémie à l'OMS.

«Nous pouvons faire état d'un optimisme prudent quant au ralentissement de l'épidémie au Libéria, mais il est trop tôt pour en tirer des conclusions», a déclaré à Genève le responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Il ne faut surtout pas mal interpréter ce recul. Cela ne signifie pas que l'épidémie est sous contrôle. Le nombre de nouveaux cas peut à nouveau augmenter», a-t-il prévenu. Selon un nouveau bilan, quelque 13'700 cas ont été recensés dans les trois pays les plus touchés, avec plus de 5000 morts.

Le Dr Aylward a attribué cette amélioration aux campagnes d'information et aux changements de comportement. Le nombre d'enterrements respectant les normes de sécurité a fortement augmenté au Liberia.

Le nombre d'enterrements est en recul et les cas confirmés en laboratoire ont commencé à plafonner. Si cette tendance positive continue, les objectifs fixés pour début décembre afin de contrôler l'épidémie seront tenus, a indiqué le Dr Aylward.

Pas de nouveau cas au Mali

Sur les 13'676 cas recensés dans les trois pays les plus touchés, 6535 cas ont été recensés au Libéria, 5235 en Sierra Leone et 1906 en Guinée. Le bond dans le nombre de cas recensés depuis le précédent bilan est dû à la prise en compte d'anciens cas plutôt que de nouveaux cas.

Au Mali, 84 contacts de la fillette contaminée et décédée sont suivis par les autorités. Aucun nouveau cas suspect n'y est apparu. Le taux de mortalité des cas suivis depuis le début dans les pays les plus touchés est de 70%.

«La réponse internationale n'est pas encore suffisante, mais de réels progrès ont été réalisés», a affirmé le Dr Aylward. Dans les trois pays, le but est d'avoir 56 centres de traitement avec 4700 lits, a-t-il indiqué.

Sur ce nombre, 15 fonctionnent, 22 autres sont en cours d'installation et devraient être opérationnels d'ici fin novembre, et pour 19 autres du personnel médical est recherché. Lorsque ces centres seront fonctionnels, 3100 lits seront disponibles.

Polémique en Italie

Le Pentagone avait annoncé lundi que les soldats américains de retour de mission contre l'épidémie en Afrique de l'Ouest seraient désormais placés en quarantaine en Italie pour trois semaines - période d'incubation maximum de la maladie - sur la base de Vicenza, en Vénétie.

Un premier contingent d'une douzaine de soldats ne présentant aucun symptôme de la maladie, dont l'ancien chef de la mission américaine au Liberia, le général Darryl Williams, sont déjà isolés dans un bâtiment annexe. Selon la presse italienne, une centaine d'autres militaires américains sont attendus d'ici la fin de la semaine.

A l'heure actuelle, 938 soldats américains sont déployés au Liberia et 121 au Sénégal. Les effectifs pourraient monter jusqu'à 3900 hommes si nécessaire, a fait savoir le Pentagone. Ce dispositif provoque l'inquiétude en Italie, où un gouverneur local a demandé que les militaires rentrent dans leur pays.

«C'est justement en raison de l'amitié et de la franchise réciproques que je dis que les Marines rentrés d'Afrique et ceux qui viendront dans les prochains jours ne devraient pas arriver en Vénétie pour la période de quarantaine mais aux Etats-Unis, dans leur patrie», a déclaré Luca Zaia, gouverneur de la région, selon le quotidien «Il Messaggero».

Parallèlement, à Cuba, une rencontre technique pour contrer l'expansion du virus Ebola sur le continent américain a débuté mercredi. Y participent les représentants de 32 pays dont les États-Unis, une présence officielle inédite dans ce pays communiste. (ats)

Le Pentagone placera tous ses soldats de retour d'Afrique de l'Ouest en quarantaine

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a décidé mercredi de placer tous les soldats américains en quarantaine pendant 21 jours dès leur retour de mission en Afrique de l'Ouest, où ils participent à la lutte contre l'épidémie d'Ebola. La mesure ne concernait jusqu'à présent que l'armée de Terre, mais elle s'applique dorénavant «à tous les soldats (américains) qui contribuent à la lutte contre Ebola», a indiqué le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone, dans un communiqué

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