L'équipe de Suisse bien loin de l'euphorie du Mondial
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L'équipe de Suisse bien loin de l'euphorie du Mondial

La Suisse a entamé, victorieusement, le Tournoi des 4 Nations. Son succès (1-0) contre le Venezuela ne saurait toutefois masquer une prestation terne.

On ne va pas y aller par quatre chemins. La rencontre de samedi fut l'une des plus décevantes de l'ère Köbi Kuhn. Privée, à mi-terrain, de Barnetta, Behrami, Cabanas, Dzemaili, Margairaz et Vogel, notre équipe nationale a fait peine à voir face à la plus faible formation d'Amérique du Sud.

Dû à une absence criarde de cohésion et de créativité, à un manque d'allant et de volonté de se faire mal, et à des joueurs pas à niveau (Huggel, Streller), les Suisses n'ont évolué que par à-coups.

Wicky, capitaine d'un jour (12e), Gygax (31e), Frei (36e), Streller (67e), Müller (69e) et Lustrinelli (poteau à la 83e) se se sont ménagés de réelles occasions de prendre en défaut la défense adverse. Il aura toutefois fallu attendre 86' et Frei pour enfin voir des filets trembler.

Ce matin, le Venezuela demeure davantage connu pour son président, Hugo Chavez, et ses réserves de pétrole que pour la capacité de son football à transcender le monde. Ce n'est pas samedi que la formation de Richard Paez sera parvenue à rompre un cliché éculé, mais toujours d'actualité. Pas très reluisant pour nos footballeurs.

Après la prestation suisse de samedi, dans un stade déserté (12 500 spectateurs), comment pourra-t-on blâmer les Romands de ne pas se rendre mercredi à Genève, pour la rencontre contre le Costa Rica?

David Cherix

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