Actualisé 27.07.2012 à 13:20

Espagne

L'Espagne en colère, réaction en septembre

C'est un millier de fonctionnaires espagnols qui ont de nouveau défilé à Madrid vendredi, à la pause-café.

Un millier de fonctionnaires ont de nouveau défilé à Madrid vendredi, à la pause-café.

Un millier de fonctionnaires ont de nouveau défilé à Madrid vendredi, à la pause-café.

A grands coups de sifflets, criant «Les coupes, ça suffit!», environ un millier de fonctionnaires ont de nouveau défilé à Madrid vendredi, à la pause-café. Ils protestaient contre le plan de rigueur du gouvernement, en attendant une grande manifestation prévue en septembre.

Les syndicats ont convoqué, avec quelque 150 organisations sociales, une grande manifestation à Madrid le 15 septembre, après celle qui a rassemblé le 19 juillet des centaines de milliers de personnes dans les rues d'Espagne.

«C'est de pire en pire. Il va y avoir beaucoup de monde en septembre car la situation est insoutenable», prédit Asuncion Rios, 60 ans, une fonctionnaire de la mairie de Madrid, portant le désormais habituel t-shirt noir avec les mots «Un jour, j'ai eu des droits sociaux et des droits au travail.»

«Ils allongent la journée de travail, baissent les salaires, augmentent le prix des médicaments, réduisent la qualité de l'éducation», dénonce-t-elle.

«On va être nombreux en septembre. Il faut maintenir la pression», renchérit Antonio Palomo, 46 ans, un fonctionnaire du Ministère du budget.

Une cure drastique

Les fonctionnaires sortent quotidiennement dans la rue à l'heure de la pause-café de la fin de matinée depuis l'annonce, le 11 juillet, d'une nouvelle cure d'austérité de 65 milliards d'euros d'ici à la fin de 2014.

Ils s'insurgent contre la suppression de la prime de Noël dans la fonction publique, qui équivaut à un mois de salaire, et plus globalement contre la hausse de la TVA à partir du 1er septembre.

«Quand j'entends les politiques et les banquiers dire que ce n'est pas de leur faute, ça me donne envie de les assassiner», poursuit Asuncion Rios, après les auditions à la Chambre des députés des ex-dirigeants de la Banque d'Espagne ou de Bankia.

L'annonce du sauvetage public de cette banque, pour 23,5 milliards d'euros, a précipité une aide européenne au secteur bancaire espagnol, qui n'a pas suffi à apaiser les craintes sur un sauvetage plus global du pays.

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