L'Espagne étrille les Grecs et enterre le signe indien
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L'Espagne étrille les Grecs et enterre le signe indien

L'Espagne a créé la surprise en remportant 70-47, hier, la finale du Mondial face à la Grèce.

A Saitama, la sélection ibère a déjoué tous les pronostics en étrillant une équipe de Grèce méconnaissable. Son triomphe met fin à cinquante et un ans de domination de cinq pays, Etats-Unis, Brésil, Yougoslavie, URSS et Argentine, qui accaparaient la couronne mondiale depuis 19 championnats. Il consacre aussi la supériorité du basket européen, les favoris américains (3e) et argentins (4e) devant se contenter des places d'honneur.

Avec cette victoire, l'Espagne tord le cou à sa réputation d'éternelle deuxième. Elle avait perdu ses six finales précédentes (Jeux olympiques 1984 et les Euro 1935, 1973, 1983, 1999 et 2003). Pour cueillir ce titre, les hommes de l'entraîneur «Pepu» Hernandez se sont survoltés. Ils ne partaient pourtant pas avec les faveurs de la cote après le forfait sur blessure du MVP du tournoi, Pau Gasol, et l'impressionnante prestation des Grecs en demi-finales contre les Etats-Unis.

Jorge Garbajosa – homme du match avec 20 points et 10 rebonds – et ses coéquipiers ont dominé la rencontre dans tous les compartiments du jeu. Après un début de partie équilibré, l'Espagne regagnait les vestiaires avec une avance de 20 points (43-23). Loin de se ressaisir, la Grèce sombrait davantage encore en 2e mi-temps.

Samedi, sous l'impulsion de Dwyane Wade, les Etats-Unis avaient décroché le bronze et surtout sauvé leur honneur en battant 96-81 les champions olympiques argentins.

(si/ap)

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