Euro 2012 - Groupe C: L'Espagne veut éviter le piège croato-irlandais
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Euro 2012 - Groupe CL'Espagne veut éviter le piège croato-irlandais

Les tenants du titre et champions du monde, sont bien entendu favoris du groupe C. Ils affronteront en Pologne une Italie en crise et devront se méfier de la Croatie et l'Irlande.

Opposition de styles sur les bancs de ces quatre sélections avec le sage Vicente Del Bosque, le très classe Cesare Prandelli, le rocker Slaven Bilic et le bouillonnant roublard Giovanni Trapattoni, lequel voudra plus que tout jouer un mauvais tour à «son» Italie, qu'il affrontera lors de la dernière journée.

Côté favoris, Del Bosque tentera de renouveler l'appétit de la Roja pour l'exploit unique de gagner trois grands tournois d'affilée. Son équipe sera cependant orpheline de Carles Puyol en défense et de David Villa en attaque, alors que Fernando Torres sort de deux saisons ternes à Chelsea. Pour poursuivre leur razzia, les Ibères devront ainsi se trouver de nouveaux héros, comme Negredo (Séville), Silva (Manchester City) ou encore Mata (Chelsea).

Encore en chantier

Prandelli, lui, avait rendu sa dignité à l'Italie, où son «code éthique» surveille les exagérations de ses stars turbulentes, Mario Balotelli en tête. Mais le scandales du Calcioscommese, qui a contraint Domenico Criscito à renoncer, a une nouvelle fois terni l'image du football transalpin. La Squadra, sur le terrain, est en reconstruction depuis son Mondial raté, mais elle reste fragile en attaque, dépendant d'Antonio Cassano, absent des terrains six mois à cause d'un malaise cardiaque, et de l'imprévisible Balotelli.

Mais son sens tactique et son habitude des grands rendez-vous interdisent de l'écarter totalement du tableau final. Les deux mastodontes de cette poule en découdront d'entrée de tournoi, le dimanche 10 à Gdansk.

Bilic le motivateur

La Croatie, qui n'a jamais perdu contre l'Italie, a déjà atteint deux fois les quarts de finale de l'Euro, en 1996 et en 2008. Son effectif souffre toutefois de la comparaison avec ceux de l'Espagne et de l'Italie. Ses deux meilleurs éléments évoluent en Angleterre, le meneur de Tottenham Luka Modric et le buteur d'Everton Nikica Jelavic.

Mais Bilic, qui rejoindra après l'Euro le Lokomotiv Moscou, est un motivateur hors-pair et rêve de revanche après avoir manqué les demi-finales dans une fin de match à couper le souffle il y a quatre ans contre la Turquie (1-1, 3-1 tab), avec les deux buts marqués dans les ultimes secondes de la prolongation !

Prandelli redoute d'ailleurs l'équipe au damier. «Je connais Bilic, son travail et son équipe, explique-t-il. Elle pratique un jeu technique et a beaucoup d'orgueil, je crains la Croatie. Elle fera souffrir tout le monde, nous compris.»

Le Trap se souvient de 1992 et 2004

Reste l'Irlande de Trapattoni. «Je connais ses pièges», prévient Prandelli, qui a été joueur du «Trap» à la Juve. Le vieux sorcier italo-irlandais joue du statut de quatrième force du groupe de son équipe. «C'est ce que dit le classement FIFA, pour nous ce n'est pas un problème. Mais moi je pense toujours à la Grèce et au Danemark, champions surprises en 2004 et 1992», glisse le «Trap».

Son équipe est «un mélange d'orgueil, de conviction et de technique standard, mais homogène». Faute de Xavi, Balotelli ni Modric, il compte sur Robbie Keane. «C'est notre Totti, on ne peut pas se passer de lui», dit-il. (ats)

Du 8 juin au 1er juillet, 20 minutes vibrera au rythme de l'Euro. Retrouvez les matches en direct vidéo et commentés sur notre site internet ou nos plateformes mobile. Nos retransmissions seront agrémentées de statistiques actualisées en temps réel sur les joueurs et les équipes.

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