Actualisé 17.05.2017 à 17:40

Cyclisme

L'Espagnol Omar Fraile s'impose au Giro

Omar Fraile (Dimension Data) a remporté la 11e étape du Giro, qui menait les coureurs de Florence à Bagno di Romana (161 km).

Dans l'étape de moyenne montagne dans les Apennins, Fraile (26 ans) a fêté son premier succès dans le World Tour. Il s'est imposé au sprint d'un petit groupe d'échappés devant l'ancien champion du monde portugais Rui Costa et le Français Pierre Rolland.

Le maillot rose reste sur les épaules du Néerlandais Tom Dumoulin.

Un groupe de 25 coureurs parmi lesquels plusieurs hommes susceptibles de se replacer au classement (Amador, Kangert, Cataldo) s'est retrouvé à l'avant dès la première des quatre montées du jour. Fraile et son compatriote Mikel Landa, longtemps seuls en tête, ont été repris par ce groupe à quelque 40 kilomètres de l'arrivée. Fraile est reparti derrière Rolland en haut du dernier col avant que Costa réalise la jonction à 9 km de l'arrivée.

Dans la dernière montée, le Français Thibaut Pinot a tenté brièvement de sortir. Le groupe des favoris a franchi la ligne avec un retard de plus d'une minute et demie.

Plus beau jour

Fraile a enlevé la troisième victoire internationale de sa carrière après le Tour des Apennins et une étape des Quatre Jours de Dunkerque en 2015. «C'est le plus beau jour de ma vie. Le Giro me fait rêver depuis mon enfance», a déclaré l'Espagnol, remarqué au récent Tour du Yorkshire (2e du classement final).

L'équipe de Tom Dumoulin a été mise à contribution. «Je n'ai pas vraiment eu de crainte», a assuré le leader du général à l'issue de cette étape qui a donné lieu à un mouvement d'envergure de l'équipe Movistar du Colombien Nairo Quintana. Mais le bilan s'est soldé pour le Costaricain Andrey Amador, le deuxième homme de la formation, à un gain d'un peu plus d'une minute et demie.

Pas d'affolement

Il reste que, s'il a félicité ses coéquipiers pour le «travail exceptionnel» accompli en cette chaude journée, Dumoulin s'est retrouvé en situation de vulnérabilité dès le premier des quatre cols du jour. Avec l'Allemand Simon Geschke pour seul coéquipier à ses côtés et un autre coureur (Laurens ten Dam) dans le groupe de 25 coureurs parti à l'avant à plus de 140 kilomètres de l'arrivée.

«On ne s'est pas affolé. D'autres équipes pouvaient être intéressées à ce qu'Amador ne prenne pas trop de temps», a affirmé Dumoulin qui a vu revenir d'autres coéquipiers, puis a reçu un coup de main de la formation du Français Thibaut Pinot dans la boucle finale d'une cinquantaine de kilomètres.

Dans le dernier col, tant sur sa partie ascendante que descendante, Dumoulin a contrôlé les accélérations (Nibali, Pinot). «Je n'ai jamais été stressé», a-t-il insisté, sans pour autant convaincre les sceptiques sur son calme apparent. Ainsi, sa contre-attaque verbale à une question sur la pression mise par ses adversaires: «La pression est davantage sur eux que sur moi !»

Jeudi, la 12e étape sera la plus longue de cette 100e édition du Giro, avec 229 km de plat entre Forli et Reggio nell'Emilia. Les sprinters devraient pouvoir s'exprimer sur ce terrain.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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