Actualisé 02.03.2015 à 22:16

Genève

L'«espoir» de Kerry après avoir discuté avec Lavrov

Le secrétaire d'Etat américain s'est dit lundi «plein d'espoir» que ses discussions avec le chef de la diplomatie russe débouchent sur un changement en Ukraine.

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14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

Reuters
03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

Keystone
20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

epa/Roman Pilipey

Les deux hommes se sont entretenus pendant 80 minutes au moment où une relative accalmie est perçue dans l'est de l'Ukraine entre les insurgés séparatistes et les forces de Kiev.

S'exprimant à l'issue de leur entretien, le chef de la diplomatie russe a brièvement fait part de «progrès notables» dans la mise en place des derniers accords de paix signés à Minsk le 15 février. Il a précisé que «le cessez-le-feu s'applique, des armes lourdes sont retirées» de l'est de l'Ukraine.

«Je suis plein d'espoir que c'est le début d'un changement qui signifiera une amélioration pour tout le monde», a déclaré pour sa part M. Kerry.

Cessez-le-feu pas complet

John Kerry a reconnu que le cessez-le-feu n'était «pas encore un cessez-le-feu complet». Mais «notre espoir est que dans les prochaines heures et certainement dans les prochains jours il le soit», a-t-il dit.

Le chef de la diplomatie américaine a mentionné l'éventualité de nouvelles sanctions contre Moscou en cas d'échec de l'arrêt des violences.

Selon Kiev, un soldat ukrainien a encore été tué au cours des dernières 24 heures et les séparatistes prorusses ont attaqué 32 fois les positions des forces ukrainiennes tout au long de la ligne de front.

Entretien en soirée

L'Autriche a appelé l'UE à faire preuve de plus de «flexibilité» dans sa politique de voisinage, de façon que ses partenaires orientaux, comme l'Ukraine, n'aient pas à «choisir entre l'Europe et la Russie».

François Hollande s'est entretenu lundi soir vers 20h00 par téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président ukrainien Petro Porochenko et le président russe Vladimir Poutine.

Les quatre dirigeants ont examiné l'état de la mise en oeuvre des mesures décidées lors du sommet de Minsk. «Des progrès sont constatés, mais la situation doit être améliorée», a déclaré l'Elysée dans un communiqué.

Ils «sont convenus de demander à l'OSCE de jouer un rôle plus direct afin d'améliorer l'application du cessez-le-feu et du retrait des armes lourdes et de faire un rapport quotidien sur leur mise en oeuvre.» Les représentants des ministres des Affaires étrangères des quatre pays se réuniront vendredi pour assurer le suivi de l'application des mesures adoptées à Minsk.

Marioupol

«C'est important que chaque partie respecte ses engagements et que les séparatistes soutenus par la Russie n'utilisent pas cet arrêt des combats pour préparer une nouvelle offensive», a pour sa part souligné le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg.

Avec la crainte d'une nouvelle escalade, les regards sont en particulier tournés vers Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov et dernière grande ville de la région sous le contrôle de Kiev. L'armée ukrainienne y dénonce depuis des jours une concentration de troupes ennemies et des survols de drones.

Kiev et les Occidentaux accusent Moscou d'armer la rébellion séparatiste et d'avoir déployé des troupes régulières dans l'est de l'Ukraine. La Russie dément toute implication dans le conflit.

Réagissant à la mort de l'opposant russe Boris Nemtsov, abattu vendredi soir en plein centre de Moscou, le président ukrainien Petro Porochenko a lié ce drame à la situation en Ukraine. Selon lui, l'ancien vice-Premier ministre russe s'apprêtait à «rendre publiques les preuves de la participation des troupes russes au conflit en Ukraine».

Conflit gazier

Sur le plan énergétique, l'Union européenne a tenté de désamorcer un nouveau conflit gazier: le géant russe Gazprom a commencé la semaine dernière à approvisionner directement en gaz les zones sous contrôle des rebelles au motif que Kiev avait cessé de le faire.

Le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a affiché sa volonté d'arracher un accord lundi à Kiev et Moscou pour garantir l'approvisionnement de l'UE, lors d'une réunion dans l'après-midi à Bruxelles avec les ministres russe et ukrainien de l'Energie. Près de 15% des importations totales de gaz de l'UE transitent par l'Ukraine. (ats/afp)

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