Genève: L'État bannit les fonds d'écran personnalisés
Actualisé

GenèveL'État bannit les fonds d'écran personnalisés

Fini les plages paradisiaques ou les images de licorne sur les ordinateurs des employés du canton. Place à la standardisation.

par
tpi
Travailler en contemplant son idole, à l'Etat, c'est fini! (Photo: dr)

Travailler en contemplant son idole, à l'Etat, c'est fini! (Photo: dr)

«C'est dommage, j'avais fait plein de jolies photos.» La déception de Janine* a été grande, à son retour de vacances, quand cette enseignante du Département de l'instruction publique (DIP) s'est rendue compte qu'elle ne pouvait plus utiliser les photos de son choix comme fond d'écran sur son poste de travail. L'administrateur système de son établissement scolaire lui a expliqué que la hiérarchie en avait décidé ainsi.

Mais l'ordre n'émane pas du DIP, qui gère uniquement les terminaux auxquels les élèves ont accès. Ceux qui sont utilisés par l'administration dépendent du Département des technologies de l'information (DCTI), où l'on confirme la fin de la personnalisation des terminaux professionnels. «C'est un standard de l'État, glisse Laurent Forestier, secrétaire général adjoint du DCTI. Mais cette directive date de plusieurs années.» La taille du parc informatique du canton, environ 25'000 postes, expliquerait le laps de temps nécessaire pour que l'école de Janine se mette à jour.

«On estime que sur un poste de travail professionnel, on se doit d'avoir un fond d'écran adéquat. C'est un choix, poursuit Laurent Forestier. Je me verrais mal présenter une coupe budgétaire avec une île paradisiaque en fond d'écran. C'est peu opportun.» Les employés du canton peuvent tout de même choisir parmi plusieurs habillages standardisés. De leur côtés, la Ville ou la commune de Vernier n'ont pas emboîté le pas à l'État. Parmi les employeurs privés contactés, seule la BCGe connaît une situation analogue à celle du canton.

*prénom d'emprunt

Ton opinion