Grippe A/H1N1: L'état de pandémie pourrait être déclaré
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Grippe A/H1N1L'état de pandémie pourrait être déclaré

La réunion du comité d'urgence de l'OMS a pris fin jeudi en début d'après-midi.

Les experts ont informé la directrice générale de l'OMS Margaret Chan des derniers développements du virus A/H1N1. L'OMS pourrait déclarer l'état de pandémie de manière imminente.

Le virus a contaminé près de 28'000 personnes dans 74 pays sur la planète. En dehors du continent américain, le virus progresse notamment en Australie, en Grande-Bretagne et au Japon.

La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) annoncera que le monde est confronté à la première pandémie de grippe du siècle si des foyers de transmission autonomes importants sont confirmés en dehors du continent américain, a expliqué un porte- parole de l'agence de l'ONU.

Elle a convoqué les ambassadeurs auprès de l'ONU et devrait ensuite convoquer la presse.

Quatrième réunion

Il s'agissait de la quatrième réunion du comité d'urgence de l'OMS depuis le début de la crise le 23 avril dernier. Lors des deux premières réunions, les experts avaient donné leur aval au passage de la phase 3 à la phase 4 puis à la phase 5. Vendredi dernier, ils avaient discuté de l'introduction de critères de sévérité dans la phase 6, le niveau d'alerte maximal.

Ces derniers jours, l'OMS a préparé le terrain à l'annonce d'une pandémie. Mardi, le numéro deux de l'organisation Keiji Fukuda a déclaré en être «vraiment très près».

Le Dr Fukuda a admis mardi l'existence d'une «transmission locale» du virus dans l'Etat du Victoria en Australie. Cinquième pays le plus touché au monde avec 1263 cas, l'Australie a indiqué jeudi que quatre malades avaient été admis en soins intensifs.

Eviter une panique excessive

Avant d'annoncer une pandémie, l'OMS désirait s'assurer que tous les pays étaient bien préparés au niveau des stocks d'antiviraux, de la production de vaccins, des directives au niveau des hôpitaux et de l'opinion publique.

L'OMS souhaite éviter toute «panique excessive» et minimiser d'éventuelles «réactions négatives», conduisant par exemple à l'annulation de voyages, à des restrictions commerciales, à la fermeture des frontières ou à des dysfonctionnements des systèmes de santé.

(ats)

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