Vaud: L'Etat dénoncera son «corbeau» à la justice

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VaudL'Etat dénoncera son «corbeau» à la justice

Des accusations anonymes d'un «lanceur d'alerte» dans le canton de ne resteront pas sans suite. Mais le Conseil d'Etat tance une société et une commune.

par
fnt
Le Château Saint Maire, siège du gouvernement cantonal vaudois.

Le Château Saint Maire, siège du gouvernement cantonal vaudois.

Keystone

L'Etat de Vaud a pris la décision de principe de remettre le dossier dans les mains du Ministère public. Le caractère répétitif des accusations et les éléments erronés contre l'Etat et des personnes motivent la démarche, explique Vincent Grandjean. Chancelier du canton de vaud, il a confirmé ce vendredi une information de «24 Heures».

«Un lanceur d'alerte»

Depuis des semaines, des courriers anonymes signés par «un lanceur d'alerte» parviennent notamment aux médias. Ils dénoncent entre autres les prétendus agissements d'une entreprise de construction et mettent en cause divers responsables politiques vaudois.

Dans la dernière missive, le pseudo lanceur d'alerte affirme que la nappe phréatique proche de Bioley-Orjulaz (VD) est gravement polluée. Interrogé, le Département du territoire et de l'environnement (DTE) a indiqué qu'aucune pollution n'avait été détectée lors du contrôle de juillet 2016.

Analyse de l'eau ce vendredi

Vu la gravité des accusations, le Canton a fait prélever vendredi matin un échantillon d'eau de la nappe phréatique de Bioley-Orjulaz. Une première analyse recherchant le micropolluant chlortoluron a donné un résultat clair. «Il n'y a aucune trace de ce produit», contrairement aux allégations anonymes diffusées par le corbeau, précise le DTE.

Un examen complet de l'échantillon sera mené ces prochains jours. Il recherchera toute trace de pollution, ajoute le Département du territoire et de l'environnement. (fnt/ats)

Le Département cantonal du territoire et de l'environnement (DTE) a bien dénoncé l'an dernier l'entreprise Orllati auprès du Ministère public vaudois. Un courrier anonyme adressé à la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro à ce sujet a aussi été envoyé à des médias (dont "20 minutes") en novembre 2016. A l'aune des éléments suspicieux, le procureur spécial Christian Buffat a ouvert une enquête et a envoyé, début octobre 2016, une vingtaine de policiers enquêter dans les locaux de l'entreprise romande active dans la construction et la dépollution, basée dans le Gros-de-Vaud. Ils sont aussi allés sur le site d'une ancienne gravière à Bioley-Orjulaz (VD) où le groupe Orllati a un projet. Dans le quotidien "24 heures" de vendredi, on apprend que Orllati avait construit une dalle en béton sur un terrain à Bioley-Orjulaz avant d'avoir reçu l'aval final du Canton, qui a dit officiellement regretter ce fait-accompli dans un courrier adressé à la municipalité de cette commune où Orllati est un gros contribuable. Les autorités cantonales ont aussi pointé du doigt l'érection de quatre murs sans respecter une mise à l'enquête qui est exigée. Le Canton somme la Municipalité de Bioley-Orjulaz de surveiller la situation et la suite de la procédure.

Le Département cantonal du territoire et de l'environnement (DTE) a bien dénoncé l'an dernier l'entreprise Orllati auprès du Ministère public vaudois. Un courrier anonyme adressé à la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro à ce sujet a aussi été envoyé à des médias (dont "20 minutes") en novembre 2016. A l'aune des éléments suspicieux, le procureur spécial Christian Buffat a ouvert une enquête et a envoyé, début octobre 2016, une vingtaine de policiers enquêter dans les locaux de l'entreprise romande active dans la construction et la dépollution, basée dans le Gros-de-Vaud. Ils sont aussi allés sur le site d'une ancienne gravière à Bioley-Orjulaz (VD) où le groupe Orllati a un projet. Dans le quotidien "24 heures" de vendredi, on apprend que Orllati avait construit une dalle en béton sur un terrain à Bioley-Orjulaz avant d'avoir reçu l'aval final du Canton, qui a dit officiellement regretter ce fait-accompli dans un courrier adressé à la municipalité de cette commune où Orllati est un gros contribuable. Les autorités cantonales ont aussi pointé du doigt l'érection de quatre murs sans respecter une mise à l'enquête qui est exigée. Le Canton somme la Municipalité de Bioley-Orjulaz de surveiller la situation et la suite de la procédure.

Le Département cantonal du territoire et de l'environnement (DTE) a bien dénoncé l'an dernier l'entreprise Orllati auprès du Ministère public vaudois. Un courrier anonyme adressé à la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro à ce sujet a aussi été envoyé à des médias (dont "20 minutes") en novembre 2016. A l'aune des éléments suspicieux, le procureur spécial Christian Buffat a ouvert une enquête et a envoyé, début octobre 2016, une vingtaine de policiers enquêter dans les locaux de l'entreprise romande active dans la construction et la dépollution, basée dans le Gros-de-Vaud. Ils sont aussi allés sur le site d'une ancienne gravière à Bioley-Orjulaz (VD) où le groupe Orllati a un projet. Dans le quotidien "24 heures" de vendredi, on apprend que Orllati avait construit une dalle en béton sur un terrain à Bioley-Orjulaz avant d'avoir reçu l'aval final du Canton, qui a dit officiellement regretter ce fait-accompli dans un courrier adressé à la municipalité de cette commune où Orllati est un gros contribuable. Les autorités cantonales ont aussi pointé du doigt l'érection de quatre murs sans respecter une mise à l'enquête qui est exigée. Le Canton somme la Municipalité de Bioley-Orjulaz de surveiller la situation et la suite de la procédure.

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