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Pays-BasL'Etat nationalise la banque SNS Reaal

Le groupe bancaire et d'assurance en difficulté SNS Reaal a été racheté pour 3,7 milliards d'euros (environ 4,5 milliards de francs).

Le groupe bancaire et d'assurances était en difficulté depuis plusieurs mois.

Le groupe bancaire et d'assurances était en difficulté depuis plusieurs mois.

«Aujourd'hui SNS Reaal a été entièrement repris par l'Etat néerlandais. J'ai nationalisé SNS Reaal», lors d'une conférence de presse, après que la date limite fixée par la Banque centrale néerlandaise (DNB) pour trouver une solution pour la quatrième banque du pays eut été dépassée.

«La limite fixée par la DNB a été dépassée la nuit passée sans qu'une solution ait été trouvée», a ajouté M. Dijsselbloem : «il fallait réagir immédiatement, la situation était dangereuse pour la stabilité financière».

Le bancassureur est confronté depuis plusieurs années à des pertes récurrentes au sein de sa filiale immobilière Property Finance, rachetée en 2006 à ABN Amro, plombant sérieusement les gains du groupe, pour le reste en relativement bonne santé.

«J'ai dû conclure que la nationalisation était inévitable», a soutenu le ministre des Finances qui est également président de l'Eurogroupe, rappelant que la banque avait été mise en difficulté en raison de problèmes au sein de son portefeuille immobilier.

L'épargne déposée chez SNS Reaal ne courent pas de risque, a assuré M. Dijsselbloem, qui a précisé que les directeurs exécutif et financier de la banque avaient démissionné.

«Too big to fail»

SNS Reaal est considérée par la Banque centrale néerlandaise comme une banque systémique, c'est-à-dire dont la faillite pourrait mettre tout le système bancaire en péril.

La contribution de 3,7 milliards de l'Etat néerlandais comprend une injection de capital de 2,2 milliards d'euros, 700 millions d'euros qui seront consacrés à «isoler» le portefeuille immobilier ainsi que 800 millions d'euros qui serviront à effacer une créance résultant d'un plan d'aide, notamment de l'Etat néerlandais, en 2008.

«Je peux comprendre la réticence des gens quand on voit qu'une grande somme d'argent est nécessaire pour sauver une banque, surtout alors que nous traversons une période financièrement difficile», a déclaré M. Dijsselbloem. (afp)

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