Sécurité (GE): «L'Etat ne respecte pas ses accords»
Actualisé

Sécurité (GE)«L'Etat ne respecte pas ses accords»

A Genève, le conflit s'enlise entre le syndicat des gendarmes et le Département de la sécurité dans l'affaire des primes maternité supprimées.

par
dti

Le Département de la sécurité (DSPE) persiste dans son refus de verser les indemnités maternité aux jeunes mamans policières. Par la voix de Laurent Paoliello, son porte-parole, il précise qu'«aucun accord n'a été violé et aucune indemnité de maternité n'a été touchée. Les seules indemnités dont le versement a été stoppé sont celles qui sont versées pour risques inhérents à la fonction».

Laurent Paoliello précise en outre que cette décision a été prise en fonction du règlement d'application concernant les indemnités des fonctionnaires de police (Ripol). «Cela fait partie du protocole d'accord signé entre le Conseil d'Etat et les syndicats», conclut-il.

De son côté, l'UPCP accuse le Conseil d'Etat de mentir. «Huit mamans policières ont vu le mois dernier leur salaire amputé de 958 fr., tempête Christian Antonietti, son président. Une somme qui correspond à l'indemnité maternité». Pour le syndicaliste il s'agit d'un «irrespect des engagements pris flagrant et désolant»,

Dans des courriels que nous nous sommes procurés, de hauts fonctionnaires du DSPE confirment pourtant que les primes pour maternité ne seront pas touchées. Dans l'un d'entre eux, envoyé le 5 avril 2011 par la directrice des ressources humaines du DSPE, on peut lire que «l'indemnité pour risque inhérents à la fonction n'est pas suspendue pendant les 20 semaines du congé maternité».

Ton opinion